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Fevrier 2011
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8 - 2011, DASES 9 G - Programme d'accompagnement à la scolarité au titre de l'année 2010-2011. - Subventions à 40 associations pour leur action d'accompagnement à la scolarité. Montant total : 97.200 euros.

Débat/ Conseil général/ Février 2011



 

Mme Gisèle STIEVENARD, présidente. - Nous passons à l'examen du projet de délibération DASES 9 G : programme d'accompagnement à la scolarité au titre de l'année 2010-2011, et je donne la parole à Mme Odette CHRISTIENNE.

Mme Odette CHRISTIENNE. - Merci, Madame la Présidente.

Le contexte actuel du fonctionnement de l'école publique et des écoles privées sous contrat soulève plus que jamais le problème de l'accès au savoir et à la culture et par là même, celui de la maîtrise de la lecture et de l'écriture, essentielle pour accéder à la culture.

Ainsi nous nous félicitons de la complémentarité des missions de l'école et de structures souvent liées à l'éducation populaire, éducation populaire revenue en grâce.

La volonté de favoriser l'accès à la culture du plus grand nombre et de développer l'éducation, condition de la citoyenneté, est traduite par l'engagement d'une grande diversité d'acteurs et tout d'abord par ceux qui ?uvrent pour développer les activités extrascolaires sous la responsabilité éducative de notre collectivité et aussi, fort heureusement, par les acteurs associatifs parisiens qu?elle soutient.

Je voudrais souligner l'importance du programme d?accompagnement à la scolarité au titre de l'année 2010-2011 et la participation à cet effet de 40 associations que nous félicitons pour leur efficacité.

Le programme départemental mis en ?uvre par les associations diverses à la fois par leur statut et par leur taille a, au-delà du développement culturel et social des jeunes, l'objectif de soutenir les familles.

Les familles sont en grande demande d'accompagnement dans leur rôle à l'égard de la vie scolaire de leurs enfants. Les associations se situent dans le cadre d'initiatives distinct de celui de l'institution scolaire mais complémentaire ; leurs actions sont conçues en cohérence avec les différents dispositifs de lutte contre l'échec scolaire mis en place par divers partenaires concernés, dont l'Education nationale.

Pour souligner la pertinence des diverses interventions des associations, je voudrait insister sur l'action exemplaire que mène "l?Association d'éducation populaire Charonne-Réunion" en matière d?éducation populaire, et tout particulièrement en direction des plus jeunes. Cette association, située dans le 20e arrondissement, a en effet développé un programme ambitieux d?accompagnement à la scolarité. Elle contribue à la formation physique, intellectuelle et civique, en particulier par le biais des loisirs, des enfants et des adolescents. Plus classiquement, elle aide aussi aux devoirs et à l'apprentissage. Elle a ainsi acquis un rôle majeur dans la prévention de l'échec scolaire. L'action de cette association est un bon exemple des missions que remplit l'ensemble des associations qui ?uvre au programme de l'accompagnement à la scolarité.

Celui-ci bénéficie ainsi à 4.000 enfants chaque année, dont une majorité sont domiciliés dans des quartiers concernés par la politique de la ville. Le dispositif s'appuie sur un fort réseau de bénévole, 1.500 au total.

Ce sont des classe de CM2 et de 6e qui sont les plus concernées. En effet, lors du passage du collège, environ 50 % des jeunes accueillis sont en retard scolaire. Les actions menées à travers ce programme s?inscrivent dans un partenariat local avec l'ensemble des structures (écoles, services sociaux...). Ce sont également des acteurs du dispositif de réussite éducative.

Elles visent à une plus grande autonomie des enfants, au renforcement ou à la restauration de la confiance en soi, bien sûr, mais aussi dans les adultes référents, l'accompagnement des parents, l'amélioration du lien entre les familles et l?école et la consolidation des apprentissages. En général, elles pratiquent un temps d?aide aux devoirs, précédé d'un temps de goûter, suivi d'un temps de loisirs éducatifs. Attentives à un "vivre ensemble", elles cherchent à élargir les références socioculturelles des enfants, leur connaissance de leur quartier et de la ville.

Pour ce faire, elles élaborent des outils très créatifs : théâtre, réalisation de journaux, jeux de société, enquêtes, coins et activités lecture, contes, ateliers scientifiques, jardinage, sensibilisation à la citoyenneté à travers des débats sur la discrimination et la tolérance, les droits de l?homme, la protection de l?environnement ou la prévention des conduites à risque.

La place des familles dans cette action est centrale ; beaucoup d?initiatives sont faites pour réduire l?écart entre la vie scolaire des enfants et les réalités auxquelles sont confrontés leurs parents, problèmes de langue, d?aisance vis-à-vis des enjeux scolaires, voire d'incompréhension ou d?autodévalorisation en cas d'échec scolaire des enfants, disponibilité.

Il me paraît particulièrement judicieux d'attribuer à ces 40 associations mettant en ?uvre ce programme d?actions un soutien financier global de 97.200 euros.

Je vous remercie.

Mme Gisèle STIEVENARD, présidente. - Merci.

La parole est à Mme Myriam EL KHOMRI.

Mme Myriam EL KHOMRI, au nom de la 6e Commission. - Merci, Madame la Présidente.

Ma collègue Odette CHRISTIENNE a été particulièrement précise sur l?ensemble des actions de ces associations de proximité, et je tenais à l?en remercier.

C'est en effet un outil essentiel au quotidien qui est porté par le Département de Paris. Nous ne le faisons pas seuls mais à côté des actions menées par la direction des affaires scolaires sous l'égide de Colombe BROSSEL et également sous votre égide au titre de la réussite éducative.

Sachez qu'au-delà de ces 40 associations de proximité, il faut ajouter les 27 centres sociaux et 9 autres associations de quartier qui mènent aussi des actions de prévention précoce. L'ensemble des délibérations ne sont pas vues ensemble mais au total, ce sont près 300.000 euros qu?investit le Département de Paris dans ce cadre.

On veille évidemment à ce que l?action ne soit pas uniquement en miroir du système scolaire mais offre aussi sociabilité, plaisir de la découverte, de l'apprentissage, ouverture sur la ville, confiance en soi - comme l'a dit Odette CHRISTIENNE au titre du théâtre - et également confiance en l?adulte.

Ce dispositif est réévalué chaque année en fonction des besoins locaux avec une attention particulière pour les quartiers ou arrondissements déficitaires.

Évidemment, je vous appelle tous à voter favorablement pour ce projet de délibération.

Mme Gisèle STIEVENARD, présidente. - Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DASES 9 G.

Qui est pour ?

Qui est contre ?

Abstentions ?

Le projet de délibération est adopté. (2011, DASES 9 G).

Merci.