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Mai 2011
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Conseil Municipal
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23 - 2011, Vœu déposé par le groupe U.M.P.P.A. relatif à la préemption d’un bien situé 4-4 bis, rue du Colonel Moll - 5, villa Guizot, en vue d’y réaliser un équipement de petite enfance.

Débat/ Conseil municipal/ Mai 2011



 

M. François DAGNAUD, adjoint, président. - Nous passons à l?examen du v?u référencé n° 14 dans le fascicule, déposé par le groupe U.M.P.P.A., portant sur une demande de préemption d?un immeuble du 17e arrondissement.

Mme KUSTER n?étant pas là, c?est Mme DOUVIN qui va présenter le v?u.

Mme Laurence DOUVIN. - Merci, Monsieur le Maire.

Nous constatons que nous avons, notamment dans le Sud du 17e arrondissement, une véritable pénurie de places en crèche et qu?il est bien entendu nécessaire d?encourager la création de structures d?accueil de garde collective partout où cela est envisageable. Or, il se trouve qu?il y a un lot, au 5 Villa Guizot et 4-4 bis rue du Colonel Moll, qui fait l?objet d?une DIA. C?est un lieu qui semble particulièrement bien adapté à la réalisation d?un équipement de petite enfance, crèche et halte garderie, tant par sa superficie que par sa situation géographique dans l?arrondissement.

Le quartier concerné enregistre à lui seul une pénurie de plus de 600 places de crèche. C?est pourquoi la maire du 17e arrondissement a écrit à M. NAJDOVSKI et à Mme HIDALGO, en leur demandant de bien vouloir faire une étude bienveillante de cette proposition. C?est également pour cela que nous demandons que la Mairie de Paris préempte ce lot, afin d?y réaliser un équipement public de petite enfance.

Je vous remercie.

M. François DAGNAUD, adjoint, président. - Merci, Madame DOUVIN.

La parole est à Mme Anne HIDALGO.

Mme Anne HIDALGO, première adjointe. - Nous avons fait cette étude et je dois vous dire que, bien sûr, nous sommes extrêmement combatifs pour créer des crèches (et le 17e accueillera deux nouvelles crèches, cela fait partie du programme que nous développons et que développe Christophe NAJDOVSKI), mais je ne peux qu?émettre un avis défavorable, parce que le prix proposé n?est pas raisonnable.

Le coût du foncier est de 10 millions d?euros. Les travaux d?adaptation nécessaires pour réaliser une crèche, sur un très beau bâtiment, je dois le dire, avec des prescriptions patrimoniales, feront que le coût du bâtiment et du foncier sera supérieur à 14 millions d?euros, ce qui amènerait environ à 25.000 euros le berceau. Le prix actuellement proposé est de plus de 10.000 euros le mètre carré. Ce ne sont pas des prix raisonnables pour le contribuable parisien.

Actuellement, cet immeuble est vendu par la Macif à un cabinet d?avocats - d?ailleurs, il y a beaucoup de cabinet d?avocats dans le 17e arrondissement - qui l?achète pour y implanter ses bureaux.

Nous avons considéré que la préemption, compte tenu du prix, n?est pas raisonnable. Si nous le faisions, vous auriez raison de nous dire que nous contribuons à faire monter les prix parisiens, ce qui n?est pas le cas, parce que nous ne pouvons pas accepter de préempter à ce prix, ce serait nous priver de beaucoup d?autres possibilités de crèches, y compris dans le 17e arrondissement. Je pense notamment à la Z.A.C. Clichy-Batignolles, où nous allons construire plusieurs équipements de petite enfance.

Merci.

M. François DAGNAUD, adjoint, président. - Merci.

M. Sylvain GAREL a demandé à faire une brève explication de vote.

M. Sylvain GAREL. - Une minute me suffira.

Nous regrettons que cette opportunité ne soit pas saisie par la Mairie, parce que c?est l?un des seuls endroits, dans ce secteur, où il y a un vrai déficit de crèches. On pourrait en construire une.

Bien sûr, c?est cher, mais ce quartier est très cher, c?est le problème. Je vois mal comment on va trouver du foncier pas cher dans ce quartier. Il y a un véritable problème.

Nous nous abstiendrons sur ce v?u, parce que c?était une véritable opportunité, il faudrait que l?on se donne les moyens de pouvoir faire baisser les prix du foncier, quand c?est pour faire un équipement social.

Mme Anne HIDALGO, première adjointe. - La loi ne nous le permet pas encore.

M. François DAGNAUD, adjoint, président. - C?est une solution qui arrangerait beaucoup de gens, mais qui malheureusement n?existe pas.

Je mets aux voix, à main levée, la proposition de v?u déposée par le groupe U.M.P.P.A., assortie d?un avis défavorable de l?Exécutif.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstention ?

La proposition de v?u est repoussée.