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Septembre 1998
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Conseil Municipal
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53 - 1998, DASCO 64 - Autorisation à M. le Maire de Paris de signer avec l'Institut de formation d'animateurs de collectivités une convention dans le cadre de " l'action collégiens

Débat/ Conseil municipal/ Septembre 1998


M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - Nous passons au projet de délibération DASCO 64 autorisant M. le Maire de Paris à signer avec l'Institut de formation d'animateurs de collectivités une convention dans le cadre de " l'action collégiens ".
Je lance un appel aux intervenants et aux adjoints qui répondent : compte tenu de l'heure, nous aurons malheureusement beaucoup de mal à aller jusqu'au bout de notre ordre du jour tel qu'il était prévu aujourd'hui. Je vous demande donc de faire preuve de concision.
Vous avez la parole, Monsieur MANSAT.
M. Pierre MANSAT. - Monsieur le Maire, à partir de notre expérience du 20e arrondissement, les collèges Mendes-France et Robert-Doisneau, nous portons une appréciation positive sur le dispositif de prévention nommé " action collégiens ".
Près de 2.000 jeunes ayant fréquenté les ludothèques, clubs et séjours d'actions collégiens, les raisons des bons résultats de cette action tiennent sans doute à quelques idées fortes :compétence et bon niveau professionnel des assistants éducatifs, formation diplômante de bonne qualité dispensée par l'IFA, transversalité et mise en cohérence de l'action, le collège, la famille et le quartier.
Nous approuverons cette délibération, cette convention, avec deux idées à la clé et une remarque importante : cette action étant appelée à se développer, il faut garantir à " action collégiens " un niveau financier permettant de maintenir le ratio actuellement d'encadrant, tant au niveau professionnel qu'en nombre, ce qui est un gage de réussite.
Il faut garantir un niveau financier permettant la poursuite de l'action dans tous les domaines, notamment les séjours.
deuxième remarque : nous contestons, une nouvelle fois, le choix qui est fait de rémunérer au S.M.I.C. les emplois-jeunes ainsi embauchés, ce qui ne correspond pas au niveau de formation de ces jeunes, souvent des bac + 2 voire bac + 3, des D.U.T. de sciences de l'éducation, des licences de sciences de l'éducation, des expériences d'encadrement, etc. Donc cette rémunération ne correspond ni au niveau de formation ni au minimum de rémunération d'un tel emploi ou d'un tel métier.
Enfin une remarque essentielle pour nous : notre vote ne vaut approbation que dans les conditions d'aujourd'hui. En effet, ce dispositif valide la nécessité d'une réflexion autour de mesures transversales générales, d'aides aux éléves, notamment aux éléves en difficulté et révéle surtout le besoin d'emplois qualifiés de titulaires dans l'Education nationale et à la Ville de Paris pour répondre à ces besoins.
(Applaudissements sur les bancs du groupe communiste).
M. Jean-François LEGARET, adjoint président. - Je donne la parole à M. BORDET.
M. Xavier-Marie BORDET. - J'ai dit deux mots ce matin de l'action collégiens et l'adjoint chargé des Affaires scolaires, M. de GAULLE a longuement parlé, je ne vais donc pas m'étendre car je sens une approbation de cette action finalement sur les bancs de l'opposition.
Je voudrais juste rappeler que c'est ce besoin qui a fait naître cette expérience dans le 13e arrondissement. Avec la décentralisation, la Ville s'est trouvée en charge des collèges. Il y avait déjà un dispositif dans le premier degré très intéressant, et on en a parlé ce matin, lorsqu'on a parlé du périscolaire. Dans le primaire, avant que les enfants n'arrivent au collège, ils sont pris en charge tôt le matin, tard le soir, pendant les petites vacances, le mercredi, mais il n'existait rien pour les adolescents qui ont d'autres besoins et surtout d'autres formes de besoins au niveau de l'encadrement. Ils ont besoin d'activités et il n'existait rien dans le cadre scolaire ou à côté du cadre scolaire.
Face à ce constat, Jacques TOUBON, avec la D.A.S.C.O., a mis en place cette expérience tout d'abord au travers de centres de loisirs améliorés et puis petit à petit, au fil des ans, l'expérience a été à chaque fois analysée et améliorée et on en est arrivé au dispositif que vous connaissez aujourd'hui qui rencontre un franc succés auprès des principaux et auprès des équipes éducatives des collèges, et des équipes enseignantes puisque l'assistant éducatif lutte contre ce que l'on appelle l'inappétence scolaire de certains éléves, de certains jeunes qui supportent très mal le système scolaire, qui supportent très mal d'ailleurs aussi la société en général et causent beaucoup de problèmes que ce soit dans l'école, dans les immeubles ou en dehors de l'école.
L'assistant éducatif est le seul adulte souvent qui peut parler à ces adolescents. C'est le seul adulte auquel ils peuvent se confier, vers lequel ils viennent et auprès duquel ils trouvent des réponses, des conseils et un lien avec l'ensemble des autres institutions, que ce soit dans le collège vers l'assistante sociale, le conseiller d'éducation, le Principal, les professeurs, les surveillants, ou en dehors du collège, même auprès des familles. Parfois, l'assistant éducatif sert de lien avec elles, avec les gardiens d'immeubles, avec les îlotiers. Tous trouvent cette action excellente.
Cela est dû au fait qu'il y a une qualité de recrutement exceptionnelle, uneévaluation et une critique permanente, une amélioration constante.
Cette expérience, qui n'est pas figée au travers d'une norme administrative, et définie une fois pour toutes, au travers d'horaires, au travers d'une grille figée, administrative est essentiellement au service des enfants et au service de la communauté éducative !
Le nouveau dispositif, je crois, qui permet d'intégrer les emplois-jeunes, est une bonne chose. Il devra lui aussi être suivi régulièrement pour rendre les mêmes services dans d'autres conditions avec d'autres personnels, et je fais toute confiance à l'équipe qui parfois avait été critiquée au départ sur les bancs de la gauche, quand celle-ci connaissait mal l'action collégiens.
Je fais toute confiance à l'équipe et à notre vigilance à tous pour que ce dispositif donne toute satisfaction et rende les mêmes services. Je souhaite naturellement - et je l'ai déjà fait depuis de nombreuses années - que ce dispositif soit étendu progressivement à tous ceux qui en ont besoin.
Voilà, Monsieur le Maire, mes chers collègues, ce que je voulais dire sur ce sujet.
M. Jean-François LEGARET, adjoint président. - Merci, Monsieur BORDET.
Monsieur de GAULLE, vous avez la parole pour répondre aux deux intervenants.
M. Jean de GAULLE, adjoint, au nom de la 4e Commission. - Merci, Monsieur le Maire.
Je ferai une réponse brève car j'ai abordé la question de l'action collégiens ce matin lors de la communication du Maire de Paris.
J'ai envie de dire à M. BORDET, et je le remercie, qu'il a fait la réponse que je souhaitais faire. Tout est dit. Je n'ai rien à rajouter par rapport à ce qu'il vient de dire.
Je voudrais remercier M. MANSAT du soutien qu'il vient d'apporter publiquement en faveur de l'action collégiens.
Un mot simplement : je ne vais pas reprendre ce qu'ont dit mes collègues et j'ai bien noté les remarques de M. MANSAT, et j'y suis sensible.
Je voudrais rappeler qu'en 1998, 26 emplois-jeunes seront recrutés par la Ville, affectés dans 18 collèges bénéficiant pour partie déjà de l'action collégiens.
Ces emplois-jeunes seront sous la tutelle pédagogique de 8 assistants éducatifs qui assumeront chacun le suivi de trois à cinq emplois-jeunes.
Le renouvellement de la convention - objet de la délibération - permettra d'assurer la continuité de cette action, grâce à l'expérience acquise dans ce domaine par l'I.F.A.C. et dans cette perspective, la mission des assistants éducatifs est aménagée en mission de tutorat.
Voilà les précisions que je voulais apporter en réponse aux deux intervenants que je remercie par ailleurs.
M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - Merci.
Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DASCO 64.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté à la majorité, M. REVEAU s'étant abstenu. (1998, DASCO 64).