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Mai 2011
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Conseil Général
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8 - 2011, DDEEES 28 G - Signature d'une convention avec des associations oeuvrant pour l'accompagnement vers l'emploi de personnes en difficulté dans le cadre de la Politique de la ville pour l'attribution d'une subvention. Montant total : 71.000 euros.

Débat/ Conseil général/ Mai 2011



 

Mme Gisèle STIEVENARD, présidente. - Nous abordons l'examen du projet de délibération DDEEES 28 G. Il s'agit d'une convention avec des associations ?uvrant pour l?accompagnement vers l?emploi de personnes en difficulté dans le cadre de la politique de la ville.

La parole est à Mme Léa FILOCHE.

Mme Léa FILOCHE. - Merci, Madame la Présidente.

Mes chers collègues, je vais m'inscrire dans tout ce qui vient d'être dit puisqu'au travers de la politique de la ville, en vérité, on va aborder à nouveau la question de l'emploi, parce que, pour la Ville de Paris, je crois que cela reste une priorité absolue et que les projets de délibération de ce Conseil général le montrent très bien.

C'est donc avec plaisir que je vous présente? En fait, il y a plusieurs projets de délibération concernant ces financements qui comportent 25 associations qui sont financées dans le cadre de l'engagement de la Ville de Paris en faveur de ces quartiers populaires et des interventions que nous faisons régulièrement sur la question de l'emploi qui, je le redis, est une question prioritaire pour nous.

En effet, même si la Ville connaît un chômage moins important que dans d'autres départements, il est certain que les Parisiens ne sont pas à l?abri de la crise sociale qui traverse notre pays et à laquelle le Gouvernement, malheureusement, n'apporte pas de réponse appropriée.

Je regrette aussi, d?ailleurs, que les bancs de l'U.M.P.P.A. soient très clairsemés.

Dans le contexte de chômage de masse, ce sont en premier lieu les plus fragiles qui trinquent : les femmes, les jeunes, les immigrés, mais aussi les handicapés, les moins diplômés. Ces populations largement présentes dans nos quartiers politique de la ville ont donc besoin d'un accompagnement particulier et d?un investissement essentiel de la part de tous les acteurs qui ont la responsabilité de permettre à tous de vivre dignement, mais ce contexte de chômage de masse est aussi alourdi par une vision qui mène certains à tendre vers la culpabilisation des citoyens qui, pourtant, après avoir cotisé durant leur carrière professionnelle, font valoir leurs droits au chômage et à la formation.

Lorsqu?on conçoit le minimum social comme un cancer, la cohérence voudrait que l'engagement vers le soutien à l'emploi soit une priorité. Pourtant, ce n'est pas ce que nous constatons à Paris de la part de l'État. Que ce soient des associations qui accompagnent vers l?emploi ou vers la création d?activité, l'État se désinvestit de plus en plus chaque année et semble penser que le chômage ne concerne pas tous les Français de la même façon.

Les associations, en plus des services publics, ont besoin de soutien financier et les positions défendues par certains membres du Gouvernement ne vont pas dans le sens du soutien mais plutôt de la dénonciation de la solidarité.

Et je ne parle pas des Tunisiens dont nous venons de parler longuement, qui, pourtant, méritent aussi toute notre attention et tout notre engagement et on l'a vu, mais bien des chômeurs et des bénéficiaires des minima sociaux en France.

Notre pays, qui n?a jamais été aussi riche, se doit de soutenir les plus précaires d?entre nous sans chercher à faire culpabiliser tous ceux qui survivent avec ces droits.

Malgré des tentatives diverses, notamment en radiant par dizaines les chômeurs pour n'importe quel motif, non seulement le chômage continue d'être trop important, mais, en plus, l'emploi précaire augmente de façon inquiétante.

Pourtant l?emploi pérenne dans les quartiers populaires n?est pas un luxe et c?est pourquoi nous soutenons ces structures qui s?engagent avec une solidarité sans faille dans nos quartiers.

Par ces projets de délibération, nous soutenons quelque 25 associations à hauteur de 225.000 euros, pour intervenir directement dans les quartiers populaires auprès de dizaines, voire de centaines, même d?un millier de personnes en 2010, et tenter de trouver à notre niveau des solutions concrètes pour les plus précaires de nos citoyens et nous aimerions bien que l'État en fasse au moins autant.

Je vous remercie.

Mme Gisèle STIEVENARD, présidente. - Merci.

La parole est à M. Christian SAUTTER.

M. Christian SAUTTER, vice-président, au nom de la 2e Commission. - Je vais m'exprimer en mon nom personnel et en votre nom, Madame la Présidente, puisque c'est vous qui êtes en charge de la politique de la ville.

Il est clair, et ces projets de délibération le montrent, que nous faisons un effort particulier pour les Parisiens les plus fragiles et, à l'évidence, les jeunes, les mères de famille isolées et bien d'autres personnes de ces quartiers politique de la ville méritent une attention particulière.

Je ne vais pas vous faire la liste de toutes les associations, les 26 associations qui sont ainsi soutenues, je voudrais simplement, si vous le permettez, Madame STIEVENARD, en votre nom et en le mien et peut-être au nom du Conseil de Paris, remercier ces associations de faire ce travail de proximité. Le chômage, ce n'est pas une question de décret et de loi, c'est une question d'attention humaine et de professionnalisme sur mesure et ces 26 associations en font montre avec beaucoup de talent.

Merci.

Mme Gisèle STIEVENARD, présidente. - Merci.

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DDEEES 28 G.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ?

Le projet de délibération est adopté à l'unanimité. (2011, DDEEES 28 G).