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Mai 2011
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18 - 2011, Vœu déposé par le groupe Communiste et élus du Parti de Gauche relatif au blanchiment de la peau. Vœu déposé par l'Exécutif.

Débat/ Conseil général/ Mai 2011



 

M. Christian SAUTTER, président. - Nous arrivons à deux v?ux, nos 6 G et 6 G bis relatifs au blanchiment de la peau. Le premier a été déposé par le groupe Communiste et élus du Parti de Gauche et le second, par l'Exécutif.

M. LHOSTIS le présente et M. LE GUEN répondra.

M. Alain LHOSTIS. - J'interviens en l'absence d?Ian BROSSAT qui milite depuis un certain temps pour arrêter que soit mise en danger la santé d?un certain nombre de personnes. Le groupe Communiste, sous son impulsion, a déjà à plusieurs reprises soumis des v?ux en ce sens, qui ont été repris par la Municipalité et qui ont d'ailleurs fait l'objet de moyens mis à disposition pour développer des actions de sensibilisation dans ce sens.

Mais, l'État, le Ministère de la Santé est toujours complètement sourd à cette question.

Donc, sur proposition d'Ian BROSSAT et de notre groupe Communiste et élus du Parti de Gauche, nous demandons au Maire qu'il s'adresse au nouveau Ministre de la Santé, dans l'espoir d'en finir avec l'inaction de l'État, et de signer au nom des Parisiens l'appel lancé en ce sens par l?association "Label Beauté Noire", qui milite sur ce problème.

M. Christian SAUTTER, président. - Merci, Monsieur LHOSTIS.

Monsieur LE GUEN, quel est l'avis de l?Exécutif ?

M. Jean-Marie LE GUEN. - Je demande malheureusement le retrait avec la proposition d'un v?u n° 6 G bis, parce qu?effectivement, évidemment, le point que vous soulevez sur le problème de la dépigmentation volontaire est un problème de santé publique majeur.

Vous le savez, vous l'avez souligné, le Département de Paris a pris des initiatives tout à fait importantes en la matière, c?était d'ailleurs une innovation, une sensibilisation inédite et de grande envergure, notamment dans le 18e arrondissement.

Les populations concernées sont loin d'être marginales, ce sont 20 % aujourd'hui des femmes qui sont d'origine afro-antillaises par exemple à Paris et les dangers sanitaires encourus sont très graves : des lésions sévères irréversibles, des pathologies graves telles que le diabète, l?hypertension ou le cancer cutané.

Il y a autour de tout cela un trafic, vous l'avez souligné.

Nous vous rejoignons pour estimer qu'il faut que le Ministre du Travail, de l'Emploi, se saisisse de ce sujet au-delà de l'action propre du Département de Paris, et donc mette en place une campagne de prévention ciblée et mobilise les services de l'État en ce sens.

Néanmoins, nous ne pouvons pas nous rattacher, comme c'est le cas dans votre v?u, au "Label Beauté Noire" que vous évoquez qui est une association de consommateurs, en quelque sorte, dont les enjeux ne sont pas nécessairement ceux d'une collectivité locale.

En outre, nous n'avons pas connaissance de l'appel auquel vous faites référence.

Donc, par une certaine forme de neutralité associative, je pense que nous devons préciser cela dans notre v?u n° 6 G bis.

M. Christian SAUTTER, président. - Merci, Monsieur LE GUEN.

Je me tourne vers M. LHOSTIS, retirez-vous le v?u n° 6 G au profit du v?u n° 6 G bis ?

M. Alain LHOSTIS. - Nous pourrons avoir un entretien avec Jean-Marie LE GUEN sur les autres aspects qu'il a développés, mais oui, nous le retirons.

M. Christian SAUTTER, président. - Le v?u n° 6 G est retiré.

Je mets aux voix, à main levée, le v?u déposé par l'Exécutif.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ?

Le v?u est adopté à l'unanimité. (2011, V. 21 G).