Précisez votre recherche (les choix sont cumulatifs) :
> PAR ANNÉE  
Mai 2011
> PAR TYPE DE CONSEIL (MUNICIPAL / GÉNÉRAL)  
Conseil Général
> Type de document (Débat / Délibération)  

23 - 2011, DASES 121 G - P.D.I. Signature de l'avenant n° 2 à la convention passée avec l'association "La Clepsydre", pour le soutien psychologique d'allocataires parisiens du revenu de solidarité active (R.S.A.). Montant : 270.500 euros.

Débat/ Conseil général/ Mai 2011



 

M. Christian SAUTTER, président. - Nous passons au projet de délibération DASES 121 G : il s'agit de l'avenant n° 2 à la convention passée avec l'association "La Clepsydre" pour le soutien psychologique d'allocataires parisiens du Revenu de Solidarité Active. Montant : 270.500 euros.

Mme BRUNO a souhaité intervenir.

Je lui donne la parole pour 5 minutes maximum.

Mme TROSTIANSKY répondra ensuite.

Mme Catherine BRUNO. - Beaucoup moins, Monsieur le Président.

L'association "La Clepsydre", qui assure des actions de soutien psychologique d'allocataires parisiens du R.S.A. a ceci de remarquable, et de suffisamment singulier pour être souligné que son axe d'intervention repose sur le postulat de résultats en termes d'insertion sociale, d'accès aux droits fondamentaux et d'accès aux soins probants, proportionnels à la fréquence et à l'intensité des consultations proposées.

Cette qualité, gagée par une file active mensuelle ténue, de 28 personnes par psychologue, en moyenne, justifie, s'il en était besoin, la subvention de 270.500 euros maintenue au niveau de 2010.

Si la pertinence des missions conduites par "La Clepsydre" semble indubitable, je tiens à saluer la démarche consistant en la modification des comptes rendus trimestriels et des rapports annuels d'activité dans le but de constituer autant d'outils d'évaluation adaptés afin de mesurer l'impact de l'action menée sur l'insertion des allocataires concernés.

Cet ajustement apporté par l'avenant n° 1 à la convention conclue en octobre 2010, témoigne, une fois n'est pas coutume, d?une exigence de rationalisation et d?efficience de la dépense publique.

En effet, la dotation annuelle de plus de 270.000 euros à cette association implique une justification à l'euro près, dans un souci de juste utilisation des deniers publics et d'adéquation des moyens mis en ?uvre aux fins souhaitées.

Aussi, je m'étonne que l?Exécutif ait rejeté tout de go le v?u défendu par le groupe Centre et Indépendants lors de l'examen du budget primitif 2011, qui demandait à juste titre une évaluation qualitative annuelle des subventions aux associations accordées par la collectivité parisienne. Il s'agissait dans notre esprit de renforcer le bien-fondé des actions du Département en les faisant reposer sur un socle de transparence couronné d'une préoccupation permanente d'intérêt général.

Le débat relatif à l'approbation des comptes administratifs se tenant le mois prochain, il eût été pertinent de porter à la discussion les subventions accordées aux associations sur la base d'instruments d'évaluation de l'opportunité des missions menées par celles-ci au service des Parisiens.

Il est dommage en effet que les 924,6 millions d?euros de subventions aux associations inscrits au budget primitif 2011 soient votés presque à l'aveuglette, tant la visibilité et l'évidence de l?attrait de certaines subventions en termes d'intérêt général, de solidarité ou de soutien à l'action économique, peuvent parfois s'avérer contestables.

C'est ainsi que nous avons dû acter l'augmentation de 4,7 % par rapport au budget primitif 2010, sans véritable méthode analytique, sans contrôle de la dépense publique.

Je regrette aussi profondément la ponctualité erratique de l'élaboration d'un bilan, et je m'interroge sur les motivations vous en ayant fait accepter le principe, dans ce cas de figure précis, et vous le faisant refuser catégoriquement dans d'autres.

J'appelle donc de mes v?ux le développement de cette démarche dont l'association "La Clepsydre" a si bien su tirer parti.

Je vous en remercie.

M. Christian SAUTTER, président. - Merci beaucoup, Madame BRUNO.

Je donne la parole à Mme Olga TROSTIANSKY pour vous répondre.

Mme Olga TROSTIANSKY, vice-présidente, au nom de la 6e Commission. - Je remercie Catherine BRUNO pour avoir mis en avant l'action du Département en faveur de l'accompagnement psychologique des allocataires du R.S.A. Vous voyez, Madame BRUNO, contrairement à ce que pense le Gouvernement par la voix de Laurent WAUQUIEZ, les allocataires ne sont pas des profiteurs du système mais à l'inverse, ils sont souvent désespérés de ne pas trouver de travail.

Pour parvenir à vaincre ces problématiques sociales et professionnelles, il faut parfois faire face à des difficultés plus intimes qu?il est complexe d'aborder lors d'une discussion entre l?allocataire et son travailleur social référent.

Pour l'allocataire, il s'agit de pouvoir aborder sans honte un ressenti d'échec, de déclassement ou de lassitude. Pour le référent, il est complexe d'inciter l'allocataire à évoquer des sujets personnels qui peuvent sembler hors sujet dans le cadre d'un suivi social.

C'est la raison pour laquelle le Département finance depuis quelques années des associations spécialisées dans l'accompagnement psychologique auxquelles les travailleurs sociaux peuvent faire appel pour recevoir les allocataires souffrant de troubles psychologiques telle que la dépression.

Donc, je crois que cette action est considérée par l'ensemble des conseillers très utile, et je voulais vous inviter à voter avec enthousiasme ce projet de délibération.

Mme BRUNO a évoqué des sujets plus globaux sur le plan budgétaire que je transmettrai évidemment à M. GAUDILLÈRE.

M. Christian SAUTTER, président. - Merci beaucoup.

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DASES 121 G, et je vais mesurer votre enthousiasme.

Qui est pour ?

Qui est contre ?

Abstentions ?

Le projet de délibération est adopté à l'unanimité enthousiaste ! (2011, DASES 121 G).