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Mai 2011
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Conseil Général
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21 - 2011, Vœu déposé par M. Jean-François MARTINS relatif à la proposition d'organisation des soins d'urgence et de garde pharmaceutique par l'Agence Régionale de Santé (ARS) Ile-de-France.

Débat/ Conseil général/ Mai 2011



 

M. Christian SAUTTER, président. - Entre les deux, il y a le v?u n° 9 G qui est relatif à la proposition d'organisation des soins d'urgence et de garde pharmaceutique par l'Agence régionale de Santé.

M. Jean-François MARTINS, une minute, et M. LE GUEN, une réponse brève.

Monsieur MARTINS, vous avez la parole.

M. Jean-François MARTINS. - Nous avons découvert il y a quelques semaines le projet de réorganisation de la permanence des soins pharmaceutiques proposée par l?A.R.S. D'une certaine manière, il répond à une vraie question qui est celle de l'ouverture des pharmacies de nuit. Après minuit, dans Paris, vous savez qu'il n'y en a que deux et qu?elles sont, les deux, situées dans le Nord-Ouest de Paris, près des Champs-Elysées et près de la place de Clichy, mais que, dans le cadre de ce projet, l?A.R.S. prévoit notamment la fermeture de la moitié des pharmacies ouvertes le dimanche, passant de 130 aujourd'hui à 66 autorisées et ne distinguant plus la "petite nuit" de la "grande nuit".

La "petite nuit", c'est ce qu?on appelle entre 20 heures et minuit, c'est-à-dire globalement les horaires tardifs qui correspondent, on le sait, de plus en plus au mode de vie des Parisiens.

Donc, je vous propose que le Département exprime son désaccord sur ce projet qui fermerait un grand nombre de pharmacies dans la Capitale, tout en rappelant, je tenais à rassurer l?Exécutif, notre opposition à la généralisation du travail le dimanche, Monsieur le Président.

M. Christian SAUTTER, président. - Très bien, Monsieur MARTINS.

Monsieur LE GUEN, rapidement, quel est votre avis sur ce n° 9 G ?

M. Jean-Marie LE GUEN. - Tout à fait favorable. Un v?u bien rédigé et opportun. Nous étions effectivement saisis par de nombreuses pharmacies sur cette problématique des gardes.

Encore une fois, il ne s'agit pas de nier la nécessité d'une évolution dans l'approche, puisque M. MARTINS a raison de signaler que l'ouverture des pharmacies de nuit, de "grande nuit", était à la fois insuffisante et insuffisamment dispersée sans doute sur le territoire de la Capitale, donc il y a une réforme à mener. En même temps, nous pensons qu'il n'y a pas forcément de contradiction entre cette réforme et la possibilité de laisser plus de souplesse aux pharmacies. En tout état de cause, il nous paraît choquant qu'une fois encore, on ait préféré l'oukase au dialogue et à la négociation, sachant que nous soutenons parfaitement l'objectif de santé publique qui est d'ouvrir quatre, cinq pharmacies de nuits, réparties sur le territoire parisien en termes de "grande nuit".

M. Christian SAUTTER, président. - Merci, Monsieur LE GUEN.

Je mets aux voix, à main levée, le v?u avec un avis favorable de l?Exécutif.

Qui est pour ?

Qui est contre ?

Qui s?abstient ?

Le v?u est adopté à l'unanimité. (2011, V. 24 G).