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Mai 2011
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Conseil Général
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20 - 2011, Vœu déposé par le groupe Communiste et élus du Parti de Gauche relatif à l'Institut de Puériculture et de Périnatalogie de Paris. Vœu déposé par M. Jean-François MARTINS relatif à la défense de l'Institut de Puériculture et de Périnatalogie de Paris (IPP).

Débat/ Conseil général/ Mai 2011



 

M. Christian SAUTTER, président. - Nous arrivons au v?u n° 8 G relatif à l'Institut de Puériculture et de Périnatalogie de Paris, déposé par le groupe Communiste et élus du Parti de Gauche. Il n'y a pas de v?u de l?Exécutif.

Madame ARROUZE, vous avez la parole.

Mme Aline ARROUZE. - Merci, Monsieur le Président.

Chers collègues, il s'agit d'un v?u relatif à l'Institut de Puériculture et de Périnatalogie de Paris.

L?I.P.P. est actuellement menacé de fermeture. Tous les services sont en danger : néonatalogie, laboratoire, lactarium, diététique, P.M.I., école de puériculture.

Créé en 1971, l'hôpital de jour pour très jeunes enfants a été l?un des premiers lieux de soins précoces et intensifs de l'autisme (ils sont rares, en France). Ces services sont porteurs de projets d'avenir en matière de soin pré et post-natal, de pathologies graves du jeune enfant, de recherche et d'enseignement.

Pour ces motifs, sur proposition du groupe Communiste et élus du Parti de Gauche, le Conseil de Paris émet le v?u que le Maire intervienne auprès du Gouvernement pour que l?ensemble des activités et des emplois de l?I.P.P. soient maintenus et s?engage à étudier toutes les hypothèses permettant d'assurer sa pérennité.

Je vous remercie.

M. Christian SAUTTER, président. - Merci, Madame ARROUZE.

Vous voulez vous exprimer maintenant, Monsieur CHERKI ?

Alors, je vous donne la parole en votre qualité de maire du 14e arrondissement.

M. Pascal CHERKI. - Oui, juste pour dire, bien évidemment, que je suis tout à fait d'accord avec ce que vient de dire ma collègue Aline ARROUZE, élue du 14e arrondissement.

Juste pour dire que, en effet, c'est une situation qui est à la fois très dramatique et très compliquée, mais moi, je fais tout à fait confiance à la Ville de Paris, non pas pour se substituer à l'Etat, ce n?est pas son rôle, mais pour être aux côtés des personnels et de la structure de l'I.P.P. pour garantir la pérennité des activités de soins.

De ce point de vue, je me suis rendu sur place pour apporter le soutien des élus de la majorité municipale aux personnels de l'I.P.P. et nous avons aussi reçu le directeur de l'I.P.P. avec les représentants de la Ville de Paris, de manière à bien entendre ce qu'ils avaient à nous dire, comprendre ce qu?il se passait, faire en sorte qu'on puisse être à leurs côtés, parce que c'est une structure qui a un rayonnement qui va bien au-delà de l'arrondissement, qui est très important. La disparition de l'I.P.P. serait, par beaucoup de points de vue, un très, très mauvais coup porté à notre politique de santé publique.

Merci.

M. Christian SAUTTER, président. - Merci, Monsieur CHERKI.

Monsieur LE GUEN, vous avez la parole.

M. Jean-Marie LE GUEN. - L'I.P.P. est un symbole et à la fois une réalité très puissante en matière de néonatalité, vous le savez. Il y a, en quelque sorte, un site hospitalier périnatal de niveau III pour les grossesses à haut risque et avec des problèmes de pathologie f?tale et pour la prise en charge des grands prématurés. Il est entendu, effectivement, que cet aspect-là des choses doit être transféré et intégré dans le bâtiment Laënnec de Necker, ce qui ne pose pas de problème.

Par contre, semble-t-il, l'Etat est en train d'abandonner le second volet de l'I.P.P. qui, lui, est une offre ambulatoire?

Pardon ?

M. Christian SAUTTER, président. - Allez-y, on fait des mimiques avec M. MARTINS qui s?agite derrière vous, mais ce n?est pas grave.

M. Jean-Marie LE GUEN. - D?accord.

? donc, une offre ambulatoire de pédiatrie préventive, cette fois-ci, qui est incomparable et qui ne peut pas être substituée. Il y a un centre de P.M.I. mais surtout un centre de dépistage et de prise en charge de l'enfance handicapée au C.A.M.P.S., un Centre d'accompagnement des mères confrontées au handicap visuel, un service de santé mentale adapté à ce type de problématique, un service de guidance parentale et de prise en charge des enfants présentant des troupes psycho-relationnels et de psychodéveloppement, des écoles de formation pour les puéricultrices et auxiliaires puéricultrices dans ces spécialités.

Si vous voulez, c'est un lieu, dont on peut imaginer qu'il pourrait peut-être être redynamisé, mais dont l'abandon serait absolument dramatique.

Donc, nous voulons, pour ce qui nous concerne, exprimer d'abord notre grande mobilisation et notre grande détermination à voir cette offre pérennisée. C'est pourquoi nous voudrions définir un projet qui réponde aux problématiques actuelles. Nous avons fait un certain nombre de propositions : par exemple, un pôle périnatal de référence pour les problèmes de parentalité en période périnatale, qui est très particulière, évidemment, avec notamment un accueil de jour et/ou de moyen séjour pour des situations de très grandes difficultés médico-psychosociales, un peu à l'image de ce qui se fait à l'Hôpital de Mère-Enfant dans l'Est parisien, un pôle dédié au développement du jeune enfant notamment porteur de handicap. Donc un pôle un peu handicap, un pôle un peu prise en charge mère-enfant au plan psychologique.

Je rappelle que ces éléments sont tout à fait fondamentaux et que, autant on peut se féliciter du prestige de très haute technologie de l'hôpital Necker et du futur bâtiment Laennec, de ce que cela peut signifier en termes de technique, mais, évidemment, il est impensable de ne pas avoir qu'une approche technique de ces questions-là et qu'il y a des approches psychologiques et des approches sociales qui sont tout à fait fondamentales. Donc, nous sommes évidemment tout à fait mobilisés autour de ce v?u que nous soutenons très fortement.

M. Christian SAUTTER, président. - Merci, Monsieur LE GUEN.

Je viens de m'apercevoir que le v?u n° 10 G de M. Jean-François MARTINS porte aussi sur l'Institut de Puériculture et de Périnatalogie.

Vous avez fait la réponse, Monsieur LE GUEN, mais je vais quand même laisser M. MARTINS exposer le v?u n° 10 G.

Monsieur MARTINS, vous avez la parole pour une minute.

M. Jean-François MARTINS. - Je ne vais pas prolonger plus longtemps le débat qui a donc déjà eu lieu, pour dire que j'avais effectivement déposé un v?u dans le même sens et pour soutenir l'I.P.P.

A écouter M. LE GUEN, du coup, j?attire son attention en particulier sur l'activité de P.M.I. qui nous semble particulièrement indispensable et correspondre, je crois, à ce qu?il disait sur l'approche sociale et alerter le Conseil - c?est l'un des éléments que je reprenais dans le v?u - sur l'étude publiée dans le "Bulletin Épidémiologique Hebdomadaire" de mars 2010 qui démontre que la mortalité maternelle est deux fois plus grande en Ile-de-France que dans le reste du territoire et que cette surmortalité est due à la désorganisation des soins et du système hospitalier. Je crois que ceci nous interroge tous sur les conséquences du démantèlement de l'Assistance publique, et en particulier du fait que ces attaques ont été principalement menées contre les services liés à la femme et au nouveau-né. On pense évidemment à la P.M.I. de Tenon, on pense évidemment à Trousseau, on pense évidemment à Saint-Antoine.

Donc, c'était l'élément que je souhaitais rajouter !

M. Christian SAUTTER, président. - Merci, Monsieur Jean-François MARTINS.

Monsieur LE GUEN, émettez-vous un avis favorable à ce v?u ?

M. Jean-Marie LE GUEN. - Un avis favorable.

M. Christian SAUTTER, président. - Je mets donc aux voix, à main levée, le premier v?u déposé par le groupe Communiste et élus du Parti de Gauche assorti d'un avis favorable de l?Exécutif.

Qui est pour ?

Qui est contre ?

Qui s?abstient ?

Le v?u est adopté à l?unanimité. (2011, V. 23 G).

Je mets ensuite aux voix, à main levée, le v?u déposé par M. MARTINS assorti d'un avis favorable de l?Exécutif.

Qui est pour ?

Qui est contre ?

Qui s?abstient ?

Le v?u est adopté à l?unanimité. (2011, V. 25 G).