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Mars 2011
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Conseil Municipal
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92 - 2011, Vœu déposé par M. Gilles ALAYRAC, Mme Laurence GOLDGRAB et M. Jean-Bernard BROS relatif aux attributions de noms de lieux à Paris.

Débat/ Conseil municipal/ Mars 2011



 

M. Bernard GAUDILLÈRE, adjoint, président. - Nous passons au v?u n° 92, relatif aux attributions de noms de lieux à Paris, qui a été déposé par MM. ALAYRAC, BROS et Mme GOLDGRAB.

La parole est à M. Gilles ALAYRAC, pour une minute.

M. Gilles ALAYRAC. - Merci, Monsieur le Maire.

Je souhaite évoquer la tendance selon laquelle, à chaque Conseil de Paris ou presque, nous sommes saisis de v?ux demandant que soit attribué à un lieu, une rue, une bibliothèque, un parc, un gymnase, le nom d'une personnalité récemment disparue.

Il existe pourtant, et nous le savons tous, une règle de cinq ans qui permet de ne pas répondre dans l'instant à l'émotion d'une disparition, aussi légitime soit-elle. Elle laisse une période nécessaire d'appréciation de la place qu'un personnage récemment disparu doit occuper dans Paris.

Il ne faut pas non plus que les disparus récemment laissent leur nom à la Capitale au détriment de personnalités décédées depuis plus longtemps.

Cette règle permet que ne s'installe pas, enfin, une course mémorielle pour être à l'initiative de la demande.

Avec mes collègues, nous demandons que l'on se laisse du temps avant d?attribuer à un lieu de la Capitale le nom d'une personne disparue avant cinq ans.

M. Bernard GAUDILLÈRE, adjoint, président. - Merci, Monsieur ALAYRAC.

Pour vous répondre, la parole est à Mme HIDALGO.

Mme Anne HIDALGO, première adjointe. - Je comprends cette préoccupation. D'ailleurs, je l?ai exprimé, on a été plusieurs à l'exprimer ici, il est important de laisser aussi du temps.

En revanche, je peux dire que nous avons entamé un travail de recensement des noms en début de mandature, des noms qui restaient en attente, que ce travail est en train vraiment d'arriver à son terme. Je pense aussi que cette règle des cinq ans, puisqu'on a un v?u, après, pour Annie Girardot, peut aussi nous permettre de rattraper du retard avec des noms de femmes extrêmement importantes, qui font partie de notre histoire et de l'Histoire de Paris et rattraper ce retard qui existe aujourd'hui dans nos rues et nos équipements publics en termes de dénomination.

Donc, je voudrais bien suivre cette tendance. Je veux bien le rappeler aux membres de cette Assemblée. Pour autant, je pense qu?il faut aussi nous laisser un peu de souplesse, donc je vous demanderais de bien vouloir retirer votre v?u et que nous veillions tous collectivement à tenir compte des effets du temps sur la mémoire.

M. Bernard GAUDILLÈRE, adjoint, président. - Monsieur ALAYRAC, quelle est votre réponse à cet appel ?

M. Gilles ALAYRAC. - Hier, nous n'avions pas moins de trois v?ux concernant Andrée Chédid. Nous en avons un autre aujourd'hui concernant Annie Girardot. Je constate simplement qu?il y a une tendance à la course mémorielle, il faut que l'on y mette un frein. Mais j?entends les propos de Mme HIDALGO qui nous dit que l'Exécutif est conscient de cette petite problématique.

Donc, je vais retirer le v?u, mais logiquement, pour les Radicaux de gauche, nous nous abstiendrons maintenant sur toutes les propositions qui concernent des personnalités récemment décédées.

M. Bernard GAUDILLÈRE, adjoint, président. - Merci, Monsieur ALAYRAC.

Le v?u est retiré.