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13 - 2011, Vœu déposé par le groupe U.M.P.P.A. relatif à l'aide d'urgence aux victimes de la catastrophe naturelle au Japon.

Débat/ Conseil municipal/ Mars 2011



 

Mme Anne HIDALGO, première adjointe, présidente. - Le voeu n° 10, déposé par le groupe U.M.P., est relatif à l'aide d'urgence aux victimes de la catastrophe naturelle au Japon.

Je donne la parole à David ALPHAND.

M. David ALPHAND. - Merci, Madame la Maire.

Le Japon traverse depuis plusieurs semaines déjà une terrible épreuve. Chacun d'entre nous et tous les Parisiens ont pu voir ces images dramatiques qui sont diffusées et qui nous ont permis de vivre cette catastrophe naturelle doublée d'un péril nucléaire en temps quasi réel. Le bilan humain est déjà dramatique, nous ne le connaissons naturellement pas encore dans sa totalité, mais nous pressentons déjà les drames qui vont marquer les familles japonaises et les souffrances nombreuses qui se sont abattues au cours des dernières semaines sur la population japonaise, cette population qui a fait preuve d'un grand courage, qui force le respect par sa détermination contre vents et marées.

A Paris, la communauté japonaise est dynamique, elle représente près de 30.000 personnes, parfaitement bien intégrées, et contribue au rayonnement international de la capitale.

Le v?u que notre groupe propose donc ce matin s'inscrit dans le réflexe de l'aide humanitaire qui est de tradition à Paris et correspond à la fois à une aide d'un montant de 150.000 euros, mais également à une cérémonie de commémoration à la mémoire des victimes japonaises.

Mme Anne HIDALGO, première adjointe, présidente. Monsieur SCHAPIRA, vous avez la parole.

M. Pierre SCHAPIRA, adjoint. - Merci, Madame la Maire.

Evidemment, nous parlons beaucoup du Japon, et aujourd'hui, c'est bien normal.

J'ai bien lu attentivement votre v?u et comme l?a dit ce matin le Maire de Paris, avant la minute de silence en présence de l'ambassadeur du Japon, plusieurs initiatives ont déjà été prises par la Ville, je ne les rappelle pas, en lien avec les O.N.G., avec un appel aux dons.

La Ville de Paris s'est rapprochée, par ailleurs, de l'Association des collectivités locales japonaises qui sont présentes à Paris, de Leclerc et de Cités Unies France qui regroupe toutes les villes françaises qui font de la coopération internationale. Il y a un groupe pays Japon qui était présidé jusqu'à l'année dernière par notre collègue André ROSSINOT, maire de Nancy, et qui est maintenant présidé par le député-maire de Chartres. Nous devons nous réunir cette semaine et la semaine prochaine pour examiner les modalités de notre aide, car nous ne pouvons pas, en tant que Ville, donner de l'argent, accorder des subventions, sans que derrière, nous ayons des projets ; c?est la loi, nous sommes contraints par la loi Thiollière et c'est ainsi que l'on opère.

Par ailleurs, sur la manifestation que vous préconisiez dans votre v?u, il n'y a pas de demande de l'ambassade du Japon pour l'instant. En tous les cas, nous y serons très attentifs, et nous ne pouvons le faire qu'avec leur soutien.

C'est pour toutes ces raisons, puisqu?on est encore un peu dans l?expectative, que je vous demanderai, mon cher collègue, de peut-être retirer votre v?u et que l'on puisse examiner ensemble, avec, une fois qu?on aura eu toutes ces réunions, comment la Ville de Paris pourra être efficace auprès des villes qui ont été touchés, mais avec lesquelles nous n'avons pas de lien.

Par contre, la ville de Rennes a un lien avec Sendaï, par exemple, et peut-être pourrons-nous nous associer avec elle, mais pour l'instant, très honnêtement, on ne peut pas donner de réponse très précise à votre v?u.

C'est pour cela que je vous demanderai de le retirer, pour que l'on puisse réétudier la question dans quelques temps.

Je vous remercie.

Mme Anne HIDALGO, première adjointe, présidente. Merci beaucoup, Pierre SCHAPIRA.

David ALPHAND, je pense que c?est une proposition raisonnable, l'idée étant d'attribuer l'aide dans des lieux, à des villes, avec des organisations qui puissent la recevoir pour qu'elle soit efficace.

M. David ALPHAND. - L'idée principale a parfaitement été reprise par M. SCHAPIRA, le soutien de la Ville de Paris, et dans ces conditions-là, naturellement, je retire ce v?u.

Mme Anne HIDALGO, première adjointe, présidente. Merci, Monsieur ALPHAND.