Précisez votre recherche (les choix sont cumulatifs) :
> PAR ANNÉE  
Fevrier 2011
> PAR TYPE DE CONSEIL (MUNICIPAL / GÉNÉRAL)  
> Type de document (Débat / Délibération)  

22 - 2011, Vœu déposé par le groupe Centre et Indépendants relatif à la disparition progressive d’une animation culturelle et nocturne emblématique du quartier du Marais.

Débat/ Conseil municipal/ Février 2011



 

M. Christian SAUTTER, adjoint, président. - Nous passons à l?examen du v?u référencé n° 21 dans le fascicule, déposé par le groupe Centre et Indépendants, relatif à la disparition progressive d?une animation culturelle et nocturne emblématique du quartier du Marais.

C?est Mme Geneviève BERTRAND qui va le présenter en une minute, et M. PENINOU qui va répondre succinctement, comme d?habitude, à la présentation de ce v?u.

Madame BERTRAND, vous avez la parole.

Mme Geneviève BERTRAND. - Monsieur le Maire, le quartier du Marais, avec ses spécificités historiques et patrimoniales, contribue à la richesse et au rayonnement de notre cité, et pourtant une mue s?y opère progressivement.

On constate que l?ancien hammam Saint-Paul du 4, rue des Rosiers est devenu une boutique dont seule l?inscription témoigne de cette activité originelle, ou que le non moins célèbre restaurant Goldenberg a disparu au profit d?une échoppe de vêtements à la mode.

Rien ne semble résister au mercantilisme ambiant jusqu?à la plaque commémorative de l?attentat terroriste du 9 août 1982, dévissée par les nouveaux propriétaires.

Les lieux de convivialité ne sont pas épargnés. Les bars, qui forment la colonne vertébrale du quartier, cèdent la place à des commerces, à l?instar notamment du mythique Central, fermé en octobre 2010, et remplacé par une bijouterie.

Cette situation préoccupante donne lieu à de nombreuses alertes dans la presse et les milieux concernés, qui craignent que Paris ne devienne une belle endormie supplantée par le nouveau c?ur européen de la fête et de la vie nocturne constitué par Londres, Berlin ou Barcelone.

C?est cet inquiétant constat qui avait conduit la Mairie de Paris à inaugurer les premiers Etats généraux de la nuit les 12 et 13 novembre derniers. Aussi, mon groupe souhaiterait qu?une information relative à la nature des activités commerciales détaillant le nombre de bars ainsi que leur taux de rotation dans le secteur sauvegardé du Marais soit communiquée en Conseil de Paris ou en commission.

Je vous remercie.

M. Christian SAUTTER, adjoint, président. - Merci, Madame BERTRAND.

Je vais donner la parole à M. PENINOU.

Je m?associe à la remarque sur le démontage de la plaque qui commémore l?attentant : je trouve cela extrêmement curieux et je ne sais pas si la Ville y peut quelque chose.

Monsieur PENINOU ?

M. Mao PENINOU, adjoint. - On va le faire : on va remettre la plaque en place, ce qui me semble bien évident.

Au-delà de la question de la plaque, il est évident que la municipalité parisienne, les mairies du 4e et du 3e sont très attachées à l?animation culturelle et nocturne du Marais et plus globalement, de Paris.

Bien entendu, des démarches de concertation telles que nous les avons faites lors des Etats généraux, entre les commerçants, les riverains, les pouvoirs publics, sont importantes pour pouvoir garder ce dynamisme. Notons tout de même que Paris est de très loin la première ville européenne en la matière par le nombre d?établissements de type bar dont vous nous parliez. On peut discuter après de ce qui se fait ou de ce qui se dit dedans, mais pour le nombre d?établissements, c?est assez net.

Je voudrais donc vous rassurer. Les chiffres actuellement à notre disposition ne confirment absolument pas ces craintes.

Le taux d?établissements culturels et festifs nocturnes dans les 3e et 4e arrondissements est le plus important de Paris, et je le redis donc : le nombre d?établissements à Paris est le plus important de toute l?Europe et rien, a priori, ne laisse envisager une inversion de tendance.

Les derniers chiffres dont nous disposons datent de 2007, je vous le dis au passage. Ils sont donnés par la Banque de données du commerce parisien. Le nombre de bars ou de cafés sans tabac dans le secteur du Marais, est passé de 46 en 2000 à 63 en 2007.

Nous attendons les chiffres de 2011 dans quelques jours puisqu?ils seront rendus publics par la Banque de données du commerce de Paris. Nous les rendrons publics en commission, en Conseil de Paris. Nous aurons à nouveau l?occasion d?avoir un débat là-dessus.

Nous donnons donc un avis favorable à votre v?u puisque les chiffres vont arriver, et que nous pourrons débattre sur ce sujet.

Mais vraiment, je ne crois pas que l?inquiétude se porte aujourd?hui sur le nombre d?établissements. Lors des Etats généraux, on a vu que l?inquiétude se porte aujourd?hui plutôt sur comment on entoure ces établissements, comment on les aide à mener leur activité, aussi bien du point de vue de l?insonorisation des établissements eux-mêmes que de la régulation avec leurs clients et leurs usagers, qui se trouvent bien souvent dans les rues parce qu?ils y sont bien, parce qu?il y fait beau, parce qu?il est souvent agréable d?être dans la rue, ou tout simplement pour fumer une cigarette.

Voilà ce que je pouvais vous dire aujourd?hui sur les établissements, les bars du Marais, et plus généralement les bars parisiens. On n?a pas d?inquiétudes là-dessus. Il y avait eu un recul des bars plutôt dans les années 1980 et 1990, qui avait pu inquiéter beaucoup de gens étant donnée la convivialité que ces établissements amenaient dans les quartiers, mais la réouverture dans l?ensemble des établissements parisiens, y compris aujourd?hui, massivement, dans le Nord-Est parisien, ramène aujourd?hui cet esprit de convivialité que nous souhaitons continuer à encourager.

Merci, et donc avis favorable.

M. Christian SAUTTER, adjoint, président. - Merci.

Je mets aux voix, à main levée, la proposition de v?u déposée par le groupe Centre et Indépendants, assortie d?un avis favorable de l?Exécutif.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ?

La proposition de v?u est adoptée. (2011, V. 5).