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Septembre 1998
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Conseil Municipal
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117 - QOC 98-310 Question de M. Jean-Pierre REVEAU, élu du Front national, à M. le Préfet de police au sujet des agissements d'une bande de jeunes délinquants dont sont victimes les riverains de la station de métro Marx-Dormoy (18e)

Débat/ Conseil municipal/ Septembre 1998


Libellé de la question :
" Les riverains de la station de métro Marx-Dormoy (18e) sont victimes des agissements d'une bande de jeunes délinquants, dits des " Gomis ".
Les membres de cette bande, parfaitement connus des services de police, vivent du produit de leurs rapides et du trafic de drogue. Ils commettent de nombreux vols à l'étalage et menacent de mort les commerçants qui oseraient porter plainte.
Dans le domaine du trafic des stupéfiants, ils exercent leurs activités rue Pajol où est situé un foyer pour toxicomanes.
Encouragés par un sentiment d'impunité totale, les " Gomis " n'hésitent pas à proférer des menaces contre les fonctionnaires de police affectés à l'îlotage du quartier.
M. Jean-Pierre REVEAU demande à M. le Préfet de police de lui indiquer quelles mesures il compte prendre pour mettre fin à cette situation et ramener le calme dans le quartier. "
Réponse (M. LE PRÉFET DE POLICE) :
" Il est exact que les 4 frères d'une même famille ont entretenu dans le quartier Marx-Dormoy un fort sentiment d'insécurité parmi les riverains, aussi longtemps qu'ils ont habité chez leurs parents, rue Pajol.
Les exactions commises par ces jeunes adultes ont laissé des traces d'autant plus vives que l'un de ces garçons a fait l'objet de plusieurs mesures de placement en hôpital psychiatrique et qu'à la suite de violences exercées à l'encontre d'un livreur, à hauteur du 100, rue Riquet, le 24 juin 1998, il a été de nouveau hospitalisé d'office depuis cette date.
Toutefois, le départ de 3 de ces individus, intervenu il y a plusieurs mois, a mis un terme aux troubles imputables à cette famille.
Aucun autre phénomène de bande n'a été signalé dans ce quartier au cours de ces derniers mois ; même s'il existe des regroupements plus ou moins spontanés de jeunes qui y résident, peu de violences peuvent leur être attribuées. Ainsi, depuis le 15 juin, seuls 5 faits de cette nature ont été commis par des mineurs, dont 7 ont été mis à disposition de la Police judiciaire.
Ce quartier n'en demeure pas moins un point sensible de l'arrondissement où l'engagement policier est particulièrement soutenu.
Outre les surveillances quotidiennes, 3 opérations d'importance y ont ainsi été conduites les 3 et 20 août et le 2 septembre, par des Officiers de la Brigade des stupéfiants, assistés des effectifs de la Brigade anticriminalité du 18e arrondissement.
Au cours de ces interventions, 15 individus ont été placés en garde à vue pour infraction à la législation sur les stupéfiants.
Je puis vous assurer que les services de police poursuivront avec énergie leurs actions, visant en particulier le trafic de stupéfiants, le proxénétisme et les nuisances gênérées par la prostitution. "