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Septembre 1998
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Conseil Municipal
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14 - II - Question d'actualité de M. Jacques TOUBON et des membres du groupe " Rassemblement pour Paris " à M. le Maire de Paris relative aux modifications de la carte des Zones d'éducation prioritaire à Paris

Débat/ Conseil municipal/ Septembre 1998


M. Roger ROMANI, adjoint, président. - La question suivante de M. Jacques TOUBON, au nom du groupe " Rassemblement pour Paris ", à M. le Maire de Paris concerne les modifications de la carte des Zones d'éducation prioritaire à Paris.
La parole est à M. TOUBON.
M. Jacques TOUBON, adjoint, maire du 13e arrondissement. - Monsieur le Maire, ma question est la suivante : est-ce que la politique de relance des Z.E.P prônée par le Gouvernement depuis 18 mois va finalement se traduire par une réduction massive, dans Paris, du nombre des établissements qui sont aujourd'hui classés en Z.E.P et bénéficient des avantages afférents à ce classement ?
Voilà la question que nous devons nous poser d'Après les informations qui nous sont parvenues en provenance des services académiques, des organisations syndicales et de ceux qui ont suivi hier le Conseil des Services académiques, où ont été confirmées les indications selon lesquelles était mise en place la procédure pour réviser la liste dans Paris des collèges et des écoles classées en Z.E.P.
Les informations dont nous disposons vont plus loin. Par exemple, pour le 13e arrondissement, elles signifieraient qu'au moins un collège et 4 écoles qui lui sont rattachées sortiraient de la Z.E.P.
Qu'est-ce qu'être en Z.E.P. ?
C'est pour un établissement, et notamment pour un collège, bénéficier d'heures de soutien en plus, d'heures supplémentaires, en outre de crédits de fonctionnement supérieurs.
C'est, pour les enseignants, toucher une prime mensuelle qui s'éléve, dans un collège, à 500 F par mois, ce qui n'est pas rien.
Autrement dit, ce ne sont pas des mots, ce sont des moyens mis en place par l'Education nationale et par les collectivités locales, car nous y sommes étroitement associés, à une politique active de soutien, de promotion, de réussite scolaire pour les éléves qui n'ont pas naturellement, familialement, les plus grandes facilités pour réussir.
Cette politique, en particulier dans l'arrondissement dont je suis le Maire, qui est un exemple à cet égard, a eu, depuis plusieurs années des effets positifs pour les familles et pour les enfants.
C'est justement, d'Après ce que nous savons, parce que la Z.E.P. a réussi et en particulier dans certains établissements, que l'on voudrait aujourd'hui sortir ces établissements de la Z.E.P.
En fait, il s'agirait de pénaliser ceux qui réussissent, ceux qui construisent, ceux qui apportent réellement en matière sociale ou éducative, un progrés.
Et de continuer une politique d'assistance, sans cesse recommencée, sans évaluation, sans résultat, sans objectif, alors que nous, nous conduisons une politique de progrés, c'est-à-dire une politique qui pas à pas, par la coopération de tous, par la concertation ensemble, et en particulier avec les moyens de l'Education nationale nous permet d'avancer, et de progresser réellement sur le terrain.
Monsieur le Maire, ma question est une véritable question de fond. Je voudrais que le Maire de Paris, son adjoint compétent, et ses services se battent à nos côtés pour que, sur ce sujet, comme sur d'autres, nous l'avons dit ce matin à propos de la communication sur la rentrée scolaire, il ne soit pas de nouveau porté un mauvais coup aux Parisiens et en particulier aux petits Parisiens.
(Applaudissements sur les bancs des groupes " Rassemblement pour Paris " et " Paris-Libertés ").
M. Roger ROMANI, adjoint, président. - Merci, Monsieur TOUBON.
La parole est à M. Jean de GAULLE.
M. Jean de GAULLE, adjoint. - Merci, Monsieur le Maire.
Je voudrais d'emblée rassurer M. TOUBON pour lui dire que bien évidemment cette question ne m'avait pas échappé et n'a pas échappé non plus à la Direction des Affaires scolaires de la Ville.
Il y a là un problème majeur qui est d'abord une procédure d'Etat, il faut bien le dire. Effectivement, j'ai eu également, comme Jacques TOUBON, les mêmes échos sur la tentation que pourrait avoir l'Académie de Paris en ce qui concerne la possibilité de sortir des établissements en Z.E.P, des établissements qui étaient avant en Z.E.P.
C'est un premier point.
On voit bien les conséquences au niveau des Parisiens et du service public rendu aux Parisiens. Le grand risque et la crainte - et je puis assurer M. TOUBON de ma vigilance en la matière - c'est qu'on déshabille Pierre pour habiller Paul.
Les effectifs que l'on risque de prendre sur Paris ne manqueront pas de profiter à d'autres lieux en dehors de Paris. Je suis tout à fait conscient de ce problème. Mon souci est naturellement - puisque l'Académie devrait d'ici la fin du mois de septembre indiquer ses premières orientations et la méthode proposée pour procéder à ces fameux ajustements - d'être informé non pas a posteriori mais a priori. C'est bien là le sens de la démarche que j'entends conduire auprès de l'Académie de Paris.
M. Jacques TOUBON, adjoint, maire du 13e arrondissement. - Merci beaucoup.