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Septembre 1998
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Conseil Municipal
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77 - QOC 98-287 Question de M. Claude LAMBERT à M. le Préfet de police sur l'insécurité qui règne dans le groupe d'immeubles, allée d'Andrézieux et rue Boinod (18e)

Débat/ Conseil municipal/ Septembre 1998


Libellé de la question :
" Lorsque 173 locataires ou copropriétaires signent une pétition pour protéger leur tranquillité, cela démontre un certain taux d'exaspération. Il en est ainsi aux 2, 4, 6, allée d'Andrézieux (18e). Mieux que tous commentaires, le texte de leur pétition éclairera M. le Préfet de police sur leurs conditions de vie :
" Les habitants sont las :
- de subir les musiques intempestives et tonitruantes des bars situés 83-87, rue des Poissonniers, jusqu'à 2, 3 ou 4 heures du matin, les obligeant à vivre toutes fenêtres fermées, même par temps caniculaire ;
- de devoir supporter les éclats de voix perpétuels, issus de ces mêmes bars, parfois jusqu'à l'aube ;
- de voir les jardins privés del'allée d'Andrézieux envahis par des éléments incontrôlés (mineurs) qui piétinent et saccagent les jardins en insultant les résidants ;
- de constater que les bancs de leurs jardins sont réquisitionnés nuit et jour par les drogués venus y préparer leurs doses ;
- d'entendre les hurlements de ces mêmes drogués, en manque, dès l'aube ;
- de voir un environnement qu'ils entretiennent, qu'ils aiment depuis 26 ans et dans lequel ils veulent encore vivre le plus longtemps possible, se détériorer et se dévaloriser au fil des jours.
M. Claude LAMBERT demande à M. le Préfet de police de mettre tout en oeuvre pour tenter de régler ce grave problème d'insécurité.
De plus, la rue Boinod souffre des mêmes problèmes et devient la rue de tous les dangers. Des mesures urgentes devraient également être appliquées à cette situation inquiétante dans le secteur Boinod. "
Réponse (M. LE PRÉFET DE POLICE) :
" Les nuisances occasionnées par les toxicomanes aux habitants du 18e arrondissement, comme c'est le cas pour ceux des groupes d'immeubles " Andrezieux-Boinod ", retiennent tout particulièrement l'attention des services de police.
Une action énergique est conduite sur cet arrondissement à l'encontre des usagers de drogue en situation de flagrance. Elle se traduit par des opérations menées par la Brigade des stupéfiants, assistée des effectifs de la Brigade anticriminalité du 18e arrondissement.
Ces interventions s'accompagnent d'actions de proximité adaptées à chaque secteur. Ainsi, sur le secteur considéré, une ronde quotidienne est effectuée aux abords de l'allée Andrézieux et les effectifs locaux intensifient les patrouilles dans les jardins et les parkings, les indésirables étant systématiquement évincés.
La Brigade de nuit est également présente sur le quartier " Poissonniers-Boinod " où elle mène régulièrement des opérations de sécurisation.
De même, en matière de nuisances induites par les débits de boissons, j'ai demandé que la répression exercée à l'encontre de ceux qui accueillent des activités illicites ou gênérent des nuisances soit accrue.
Les 2 débits de boissons situés respectivement au 83 et 87, rue des Poissonniers ont été déjà sanctionnés.
Le premier a fait l'objet, il y a 3 ans, d'une mesure de fermeture d'une durée d'un an pour trafic de stupéfiants. Le 22 juin 1998, il a été verbalisé pour tapage nocturne et diffusion de musique sans autorisation.
Le second de ces établissements a été sanctionné pour ce même motif le 25 avril dernier.
Un autre de ces établissements, situé rue Boinod, a également fait l'objet de 2 mesures de fermeture administrative, la première le 4 mai 1998 pour 9 jours et la seconde, le 13 juillet, pour une durée de 15 jours.
La situation de ces établissements continuera de faire l'objet d'une surveillance étroite et toute nouvelle infraction ne manquerait pas d'être sanctionnée avec rigueur. "