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Fevrier 2007
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2007, Voeu déposé par Mme Véronique DUBARRY et les membres du groupe “Les Verts” relatif au dispositif de sécurisation et de surveillance aux abords des locaux de campagne des candidats à l’élection présidentielle.

Débat/ Conseil municipal/ Février 2007


 

M. Christian SAUTTER, adjoint, président. - Nous arrivons au v?u référencé n° 73 dans le fascicule que Mme DUBARRY va présenter avec les mêmes interlocuteurs. C?est un v?u relatif à la sécurisation et à la surveillance des locaux de campagne des candidats à l?élection présidentielle.

Vous pouvez faire court, si vous le souhaitez, Madame DUBARRY.

Mme Véronique DUBARRY. - Bien sûr, Monsieur le Maire.

Les locaux de campagne de nombreux candidats ont été vandalisés à Paris. Un seul de ces locaux résiste, c?est celui qui se situe au 18, rue d?Enghien et qui est celui de Nicolas SARKOZY. Pour la bonne et simple raison que l?ouverture de ce local, qui s?est accompagnée de nombreux désagréments - et c?est un euphémisme - pour les riverains, s?est aussi accompagnée d?un déploiement impressionnant de policiers et de gendarmes en faction, non seulement aux abords de ce local, mais aussi dans tout le quartier.

Nous avons fait savoir à de nombreuses reprises que cette installation était malvenue dans ce quartier multiculturel, quotidiennement touché par la politique du Ministre de l?Intérieur.

Nous avons vu également ce week-end que, peut-être par excès de zèle, en plus de l?entrave à la liberté de la circulation, s?ajoutait l?entrave à la liberté d?expression, ce qui a posé de nombreux problèmes aux riverains puisqu?ils ne pouvaient même plus rentrer chez eux, dès lors qu?ils portaient sur eux des autocollants dont certains étaient, pour le moins, anecdotiques.

C?est la raison pour laquelle nous aimerions que le v?u suivant soit adopté : que le Préfet de police fournisse aux élus un bilan détaillé et comparatif (nombre de fonctionnaires réquisitionnés, services concernés, coûts financiers) des dispositifs de surveillance et de sécurisation mis en place autour du local de campagne de M. SARKOZY, ainsi qu?autour des autres locaux des divers candidats à l?élection présidentielle dont le siège de campagne se trouve à Paris, ce qui est la majorité des cas.

M. Christian SAUTTER, adjoint, président. - Je donne la parole au Représentant du Préfet de police.

M. LE REPRÉSENTANT DU PRÉFET DE POLICE. Merci, Monsieur le Maire.

Madame la Conseillère, comme on le sait, les sièges de campagne des candidats à la présidence de la République font souvent l?objet d?actions revendicatives.

Ces sièges peuvent être le lieu ou l?objet de démonstrations, voire de tentatives de perturbation, de dégradation, d?obstruction ou d?occupation.

Ce n?est pas une simple hypothèse. Un des sièges de campagne a déjà fait l?objet d?une courte occupation par des manifestants, le jour précédant son inauguration.

Les sièges des partis politiques, les permanences électorales, peuvent aussi être visés par ce type d?actions.

La Préfecture de police a l?obligation républicaine de garantir, pour la part qui lui revient et dans le respect des souhaits des candidats, leur sécurité et leur liberté d?aller et de venir, ainsi que celles de leurs collaborateurs.

Les mesures sont adaptées au niveau du risque tel qu?il est apprécié par les services de police, en contact avec les équipes de campagne et s?appliquent évidemment sans distinction.

Pendant la période électorale, les sièges des partis politiques et des permanences électorales à Paris font aussi l?objet de mesures de surveillance plus soutenues.

S?agissant du détail du dispositif, vous comprendrez que la diffusion d?informations sur ce point ne soit pas compatible avec l?objectif recherché en termes de sécurité.

En tout état de cause, les services de police veillent à ce que ces mesures, dictées par les considérations que je viens d?évoquer, n?aient pas ou aient le moins de conséquences possibles sur la vie quotidienne des riverains.

M. Christian SAUTTER, adjoint, président. - Merci, pour cette réponse.

Monsieur CARESCHE, quel est l?avis de l?Exécutif sur ce v?u n° 73 ?

M. Christophe CARESCHE, adjoint. - Ce n?est pas un v?u, c?est une question.

Mme Véronique DUBARRY. - Non c?est un v?u.

M. Christophe CARESCHE, adjoint. - C?est une question. Il a répondu.

M. Jean-François LEGARET, maire du 1er arrondissement. - Dialogue de sourds.

M. Christian SAUTTER, adjoint, président. - Madame DUBARRY, puisque vous avez une réponse très complète, est-ce que?

Vous maintenez votre v?u ?

Mme Véronique DUBARRY. - Oui.

M. Christian SAUTTER, adjoint, président. - Donc, Monsieur CARESCHE, quel est l?avis ?

M. Christophe CARESCHE, adjoint. - Défavorable.

M. Christian SAUTTER, adjoint, président. - Je mets aux voix, à main levée, le v?u assorti d?un avis défavorable de l?Exécutif.

Qui est pour ?

Qui est contre ?

Qui s?abstient ?

Le v?u est repoussé.