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Fevrier 2007
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2007, Voeu déposé par Mme Véronique BALDINI et les membres du groupe U.M.P. relatif à la mise en place d’une politique d’incitation à l’acquisition de matériel de défibrillation dans les services de la Ville.

Débat/ Conseil municipal/ Février 2007


 

M. Yves CONTASSOT, adjoint, président. - Nous passons maintenant au v?u référencé n° 6 dans le fascicule déposé par le groupe U.M.P. Ce v?u est relatif à la mise en place d?une politique d?incitation à l?acquisition de matériel de défibrillation dans les services de la Ville.

La parole est à Mme ANTIER au lieu et place de Mme BALDINI.

Mme Edwige ANTIER. - C?est un v?u qui réclame du matériel pour les victimes chaque année de mort subite, en sachant que 75 % de ces décès surviennent du fait d?un infarctus aigu du myocarde et que le temps que l?on va mettre à réagir est extrêmement important pour sauver des vies humaines. On l?a montré dans de nombreuses villes occidentales. Lorsqu?on est muni d?un défibrillateur très près de l?endroit où arrive l?arrêt cardiaque et la perte de connaissance, on peut sauver des vies humaines.

Or, Paris, très curieusement, n?est pas doté de ces équipements à l?inverse de nombreuses villes occidentales.

C?est pour sauver des vies humaines que nous émettons ce v?u.

M. Yves CONTASSOT, adjoint, président. - Monsieur LHOSTIS, pour une réponse, vous avez la parole.

M. Alain LHOSTIS, adjoint. - Je crois que moi aussi, je vais sauver des vies humaines.

Effectivement le problème des décès par arrêt cardiaque pourrait être en partie évité. La fibrillation ventriculaire est spontanément mortelle et on a environ dix minutes pour intervenir, sinon la mort est quasiment certaine. On sait que si la victime reçoit un choc électrique dans la première minute, les chances de survie sont supérieures à 90 % et elles décroissent au fil des minutes qui passent.

Dans un certain nombre de pays européens et également aux Etats-Unis, des défibrillateurs sont installés dans divers lieux. Des propositions ont été faites en France pour installer à Paris et dans d?autres villes des défibrillateurs.

Je rappelle quand même qu?à Paris, toutes les piscines en sont équipées, et que la Ville de Paris a financé l?acquisition de défibrillateurs pour les équipes de secourisme, notamment la Protection civile. Ces associations sont présentes sur beaucoup de manifestations publiques.

Mais, cette question de la mise en place de défibrillateurs a déjà été évoquée lors du Conseil de Paris précédent. J?avais annoncé la mise en place d?un groupe de travail avec le professeur Pierre CARLI, qui est le ?patron? du S.A.M.U. de Paris et qui a accepté de le coprésider avec moi. Sont invités à ce groupe de travail, dont la première réunion est prévue le 16 février, les organisations de secourisme, le S.A.M.U., les pompiers et la Ville. C?est à la suite des travaux de ce groupe de travail que nous serons amenés à faire des propositions.

Je suis d?accord pour voter votre v?u car il ne s?oppose pas à cette approche, mais je crois qu?il faut être très clair. L?implantation, le coût, les partenariats que cela suscite - c?est d?ailleurs évoqué dans le v?u -, nécessitent un travail sérieux. Je pense que l?autorité du professeur CARLI ne saurait être contestée et, comme je l?ai dit en 6e Commission, les élus de la 6e Commission qui souhaitent participer à ce groupe de travail peuvent le faire à partir du 16 février.

M. Yves CONTASSOT, adjoint, président. - Je mets aux voix, à main levée, le v?u assorti d?un avis favorable de l?Exécutif.

Qui est pour ?

Qui est contre ?

Qui s?abstient ?

Le voeu est adopté. (2007, V. 48).