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Novembre 1999
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Conseil Municipal
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13 - IV - Question d'actualité de M. BOULENGER DE HAUTECLOCQUE, au nom du groupe "Rassemblement pour Paris", à M. le Maire de Paris sur la situation de l'Ecole centrale de Paris

Débat/ Conseil municipal/ Novembre 1999


M. Roger ROMANI, adjoint, président. - Nous allons passer à la question suivante qui est posée par M. BOULENGER de HAUTECLOCQUE auquel je donne la parole.
M. Jean-Marc BOULENGER de HAUTECLOCQUE. - Merci, Monsieur le Maire.
Monsieur le Maire, mes chers collègues, les élus de Paris ne sauraient être indifférents à la situation que connaît l'Ecole centrale de Paris, car même si cette dernière est géographiquement située hors de notre commune, sa renommée concourt évidemment à la réputation de notre Capitale.
C'est la raison pour laquelle je m'inquiète, au nom du groupe Rassemblement pour Paris, du changement de statut, des modifications d'organisation, ainsi que des problèmes de personnes qui semblent être la source des difficultés que rencontre cette Ecole.
L'ingérence personnelle du Ministre de l'Education nationale et de son Cabinet dans le fonctionnement interne, sans justification, en infraction délibérée aux règles et aux usages de cette Ecole, constitue un fait sans précédent.
C'est d'autant plus surprenant que l'on avait connu jusqu'ici M. ALLEGRE mieux inspiré dans sa volonté de "bousculer le mammouth" de l'Education nationale, comme il le dit lui-même avec un franc-parler qui tranchait agréablement avec la langue de bois en usage jusqu'alors.
C'est la raison pour laquelle je demande à M. le Maire de Paris de bien vouloir, au nom des élus de la Capitale, faire connaître au Ministre de l'Education nationale leurs inquiétudes, et leurs souhaits de voir s'engager rapidement, une concertation afin de résoudre cette triste situation.
Merci, Monsieur le Maire.
(Applaudissements sur les bancs du groupe "Rassemblement pour Paris").
M. Roger ROMANI, adjoint, président. - Je vous remercie, Monsieur BOULENGER de HAUTECLOCQUE.
Je donne la parole à M. Vincent REINA.
M. Vincent REINA, adjoint. - Merci, Monsieur le Maire.
Bien évidemment le Maire de Paris ne peut rester indifférent aux conflits créés à l'Ecole centrale par le refus du Ministre de l'Education nationale et de la Recherche, de renouveler le mandat du Directeur, M. Daniel GOURISSE, qui constitue, après un premier appel à candidature, le seul candidat qui remplit, selon le Conseil d'Administration de l'Ecole, les qualités requises pour occuper ce poste.
Sur le fond, il n'est pas acceptable que la compétence du Conseil d'administration soit bafouée, alors que son avis est requis avant transmission d'une proposition de nomination au Président de la République. Le Président du Conseil d'administration a dénoncé cette décision en démissionnant.
Sur la forme, le coup de force exercé contre la direction de l'Ecole centrale et les personnalités qui composent le Conseil, n'est pas acceptable
Il apparaît aujourd'hui plus que jamais nécessaire de revenir à une gestion apaisée des rapports avec les organismes qui ne peuvent exercer leur activité sans autonomie.
Mes chers collègues l'heure aujourd'hui est au dialogue, à la négociation, et non au diktat.
M. Roger ROMANI, adjoint, président. - Veuillez ne pas faire de commentaires. Il n'appartient pas à la Municipalité, au Maire de faire un choix entre les questions d'actualité. Je vous rappelle qu'elles sont posées librement par les groupes.