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Avril 1998
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34- 1998, DAUC 52 - DPA 99 - Réalisation des travaux de construction d'une école polyvalente de 10 classes dans la Z.A.C. de la Porte d'Asnières (17e). - Autorisation à M. le Maire de Paris de signer le marché de maîtrise d'oeuvre et de déposer les demandes de permis de démolir et de construire correspondants.

Débat/ Conseil municipal/ Avril 1998



M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - Nous avons à examiner le projet de délibération DAUC 152 relatif à la Z.A.C. de la Porte d'Asnières.
La parole est à Mme SCHNEITER.
Mme Laure SCHNEITER. - Monsieur le Maire, après avoir débattu du projet de Z.A.C. " Porte d'Asnières " précédant l'enquête publique, le Conseil de Paris a adopté le P.A.Z., le programme d'équipements publics et le traité de concession dans sa séance du 17 novembre 1997.
Dans cet espace, coincé entre le périphérique et les voies ferrées, vous vous apprêtez à construire 57.000 mètres carrés de logements, des bâtiments d'activité le long du périphérique sensés faire écran au bruit, un jardin de 6.400 mètres carrés ridiculement petit, (celui de la Z.A.C. " Dupleix " a l'air d'un mouchoir de poche quand on le regarde au milieu des immeubles construits, avec ses 7.000 mètres carrés) et quelques équipements dont une école de 10 classes, dont nous débattons aujourd'hui, rendue nécessaire par un afflux important de population.
Cette école doit être construite 74 boulevard Berthier. Or, sur les boulevards des Maréchaux, surtout dans ce secteur, la circulation automobile est dense, engendrant une forte pollution de l'air et beaucoup de bruit.
A l'occasion de l'enquête publique, l'association " SOS Paris " proposait d'étudier la possibilité de couverture du boulevard Berthier de la rue Verniquet au pont de la Révolte. Avant d'en récuser le coût, vous auriez pu prendre en compte les surfaces gagnées en espaces verts d'équipement, la création d'une liaison avec les quartiers alentours, les économies d'insonorisation, mais aussi le coût sanitaire et social engendré par les nuisances de la circulation. Il aurait été intéressant de raisonner sur des études sérieuses et de faire un bilan.
Il y a quelques années, constatant que les enfants étaient obligés de crier pour se parler et qu'il fallait passer la cour de récréation au jet tous les matins pour nettoyer les poussières noires et gluantes dues à la pollution automobile, les parents d'élèves d'une école située entre l'avenue de la Porte de Villiers et de la Porte de Champerret se mobilisèrent. Derrière un talus passait le périphérique, mais aucune protection n'était prévue.
Il a fallu 3 ans aux associations de riverains, de parents d'élèves, aux écologistes du 17e pour obtenir un mur de protection antibruit et antipollution... inauguré à grand renfort de discours et de panneaux publicitaires par MM. PONS et REMOND, six ans après la construction de l'école ! Ces enfants sont restés six ans dans ces conditions !
Alors, j'espère qu'en ce qui concerne la Z.A.C. " d'Asnières ", vous ne ferez pas la même chose.
Ne serait-il pas temps de tirer les leçons des tristes expériences du passé avant de lancer des nouveaux projets de construction sur des terrains aussi mal situés en tant que lieux de vie ?
M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - Je donne la parole à M. AURELLI.
M. Paul AURELLI, adjoint. - Monsieur le Maire, chers collègues, je veux intervenir au nom de Mme Françoise de PANAFIEU, empêchée d'être parmi nous, et vous communiquer son intervention.
Mes chers collègues, permettez-moi de situer ce projet de délibération dans son contexte général.
La Z.A.C. " Porte d'Asnières " a été créée le 15 avril 1996. Elle prévoit l'aménagement de terrains qui appartenaient principalement à la S.N.C.F., à l'Etat et à la Ville de Paris, sur un total d'environ 4,5 hectares.
Le Plan d'aménagement de zone (P.A.Z.) de cette Z.A.C. a été approuvé par délibération du Conseil de Paris du 17 novembre 1997. Cet aménagement s'inscrit dans le cadre du protocole en faveur du logement et notamment du logement social signé entre la Ville et l'Etat le 17 mars 1994. Il est donc à dominante de logements et d'équipements publics.
Le programme des constructions privées est le suivant :
- 57.000 mètres carrés hors oeuvre net environ de surface de plancher à usage d'habitation, dont 40 % de logements sociaux locatifs aidés de type P.L.A., 20 % de logements sociaux locatifs à loyer intermédiaire, 40 % de logements non aidés ;
- 17.000 mètres carrés H.O.N. environ à usage d'activités, d'hôtels, commerces, équipements collectifs privés et de locaux destinés à accueillir des enfants ont également été prévus en bordure du boulevard périphérique compte tenu des nuisances à cet endroit.
Le programme des équipements publics est le suivant :
- la réalisation d'un jardin public d'environ 6.400 mètres carrés, la réalisation d'une école polyvalente maternelle et élémentaire d'une capacité totale de 10 classes, l'extension pour environ quatre divisions du collège existant et la remise aux normes pédagogiques de celui-ci, la réalisation d'une crèche d'une capacité de 60 berceaux, la création de 11.300 mètres carrés environ d'espaces publics, de voiries nouvelles, rues, placettes plantées, élargissement de trottoirs existants, comportant des réseaux d'éclairage public et le réaménagement d'environ 7.200 mètres carrés d'espaces publics existants, la réalisation d'un espace de jeux de plein air pour adolescents sur une surface d'environ 500 mètres carrés.
L'aménageur de l'opération est la S.E.M.A.V.I.P., qui a elle-même mandaté M. Christian de PORTZEMPARC comme architecte ordonnateur. La S.E.M.A.V.I.P. a déjà acquis le terrain de la S.N.C.F. et poursuit les autres acquisitions (Ministère de la Culture, Ville de Paris).
Actuellement, une phase de réflexion est engagée sous l'égide de la S.E.M.A.V.I.P. sur le phasage de l 'opération, la commercialisation de la zone d'activités au nord et les espaces publics (voiries, jardins). La désignation des constructeurs de logements est en cours.
En outre, les études actuelles concernent l'implantation d'un gymnase principalement destiné aux besoins scolaires. Cet équipement complémentaire a été demandé par les élus locaux et les parents d'élèves du collège Boris-Vian.
Les études en cours portent une attention particulière à la qualité paysagère de l'aménagement et à la qualité de vie des futurs habitants. Les premiers d'entre eux devraient emménager en 2001. La réalisation de l'école, objet du présent projet de délibération, en tient compte. Cet équipement devrait être livré en 2001 et est indispensable compte tenu des 577 logements qui trouveront leur place dans cette Z.A.C.
Merci, Monsieur le Maire.
M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - Je donne la parole à M. OGÉ pour répondre à Mme SCHNEITER et à M. AURELLI.
M. Yves OGÉ. - Non, Monsieur le Maire, je crois que la réponse a été donnée par notre collègue, je n'ai pratiquement rien à ajouter puisque les équipements scolaires seront fournis dans le temps voulu en fonction des bâtiments qui seront construits.
M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DAUC 52-DPA 99.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté à la majorité, Mme SCHNEITER et M. REVEAU ayant voté contre. (1998, DAUC 52-DPA 99).