Précisez votre recherche (les choix sont cumulatifs) :
> PAR ANNÉE  
Avril 1998
> PAR TYPE DE CONSEIL (MUNICIPAL / GÉNÉRAL)  
> Type de document (Débat / Délibération)  

71- QOC 98-124 Question de MM. Bertrand DELANOË, Patrick BLOCHE et des membres du groupe socialiste et apparentés à M. le Maire de Paris relative à l'accès dans les piscines municipales.

Débat/ Conseil municipal/ Avril 1998



Libellé de la question :
" Suite à la protestation des élus au Conseil de Paris de la gauche plurielle et des parisiens usagers des piscines municipales, le Maire-adjoint chargé des sports s'engageait le 24 octobre dernier à abroger le vote du Conseil de Paris supprimant la carte d'abonnement. Il affirmait, dans la même déclaration, engager une étude sur l'accès gratuit des chômeurs aux piscines municipales. Ceux-ci n'ont en effet jusqu'à présent jamais bénéficié d'aucun tarif préférentiel pour l'accès de ces équipements.
MM. Bertrand DELANOË, Patrick BLOCHE et les élus du groupe socialiste et apparentés souhaitent donc savoir si la partie de la délibération supprimant les cartes d'abonnement est effectivement abrogée. Auquel cas le respect du droit et des règles de la démocratie et de la transparence exigent que cette modification soit soumise au Conseil de Paris.
Ils souhaitent, d'autre part, savoir où en est la " réflexion " de la municipalité sur l'exonération pour les chômeurs qu'ils souhaitent voir étendue aux bénéficiaires de l'aide sociale et du R.M.I.
Enfin, ils souhaitent avoir des informations financières précises sur les nouvelles installations de vestiaires automatiques mises en place ces derniers temps. Cette nouvelle technologie surenchérit le coût d'entrée, en raison de son utilisation obligatoire, de 12 % pour le tarif plein et de plus de 22 % pour les bénéficiaires d'un tarif réduit. Les enfants, en plus de la profonde inadaptation de cette nouvelle technologie de casiers automatiques pour leur âge, sont particulièrement pénalisés par cette taxation supplémentaire.
MM. Bertrand DELANOË, Patrick BLOCHE et les élus du groupe socialiste et apparentés exigent des informations précises sur la manne financière brute que collecte ces nouvelles installations et sur les conditions exactes des marchés passés pour ces installations.
Ils demandent enfin que la taxation de 2 F pour tous soit remplacée par l'utilisation d'un jeton remis avec le ticket d'entrée. "
Réponse (M. Dominique CANE, adjoint) :
" Comme cela a déjà été indiqué, le 24 octobre 1997, je vous rappelle que la carte d'abonnement trimestriel pour l'accès aux piscines municipales est maintenue au tarif inchangé de 196 F.
Cette décision ne nécessite pas une modification de la délibération votée par le Conseil de Paris le 29 septembre 1997 dans la mesure où celle-ci ne concernait que des augmentations de tarifs. Je suis d'ailleurs en mesure de vous préciser qu'il a été délivré près de 5.000 de ces cartes trimestrielles dans les deux premiers mois de 1998 pour l'ensemble des piscines parisiennes.
S'agissant de l'étude visant à faciliter pour les chômeurs l'accès aux piscines municipales, j'ai personnellement demandé aux services de la Ville de Paris de mener cette réflexion.
Le caractère large et complexe de cette réflexion implique cependant des délais importants.
S'agissant des vestiaires automatiques, des casiers ont été installés il y a quelques années dans quatre des vingt six piscines gérées par les services municipaux. Je précise qu'aucune nouvelle implantation n'a été effectuée récemment.
L'installation de ces casiers-vestiaires tendait à répondre à une préoccupation formulée par les usagers :
- assurer une protection efficace contre les vols : contrairement aux casiers classiques avec clef ou bracelet, il n'existe aucun risque de perte ou d'utilisation de pass,
- ce dispositif évite à l'usager d'avoir sa clef ou bracelet accroché au poignet ou au cou, apportant ainsi un confort supplémentaire dans la pratique de la natation.
Ce système est présent dans de nombreuses piscines en France, tant publiques que privées et il représente un service supplémentaire offert à l'usager pour un coût modique de 2 F qui n'a d'ailleurs pas été augmenté depuis 1992.
En ce qui concerne la recette de ces vestiaires, c'est une recette de la Ville, dont le principe a été voté par le Conseil de Paris à l'unanimité en 1992. Cette recette apparaît dans le budget de la Direction de la Jeunesse et des Sports. Elle est perçue par la régie comptable de celle-ci. Son montant s'est élevé à la somme de 342.056 F pour 1996 et 326.129 F pour 1997. Son mode de perception est donc parfaitement transparent. J'ajoute que ces recettes permettent d'assurer l'amortissement de l'acquisition des casiers-vestiaires. Leur installation n'a pas d'autre objet que d'améliorer le service rendu aux usagers sans peser sur les finances municipales.
Enfin d'une manière plus générale, je rappellerai que l'ensemble des tarifs d'entrée des piscines parisiennes est très modéré si on le compare aux tarifs pratiqués dans d'autres communes. A titre d'exemple, l'usager de la piscine de St Denis paie 25 F l'entrée de cet établissement, celui de la piscine de Bobigny 20 F, celui de la piscine de Lyon 18 F, celui de la piscine de Neuilly 26 F, celui de la piscine de Sarcelles 21 F et celui de la piscine de Versailles 20 F contre 16 F pour les piscines parisiennes.
En outre, la politique de réductions diverses ou de gratuité d'entrée appliquée déjà par la Ville de Paris à de nombreuses catégories d'utilisateurs est très étendue puisque seulement 40 % des usagers s'acquittent du tarif plein. "