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Avril 1998
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Conseil Municipal
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6- Evocation par M. le Maire de Paris de la décision du club " Paris-Saint-Germain " de rester au Parc-des-Princes.

Débat/ Conseil municipal/ Avril 1998



M. LE MAIRE DE PARIS. - Mes chers collègues, le " Paris-Saint-Germain " reste au Parc-des-Princes.
Cette décision, annoncée mercredi dernier par les dirigeants du club, ne peut que nous réjouir car le Conseil de Paris, réuni lors de sa séance du mois de décembre dernier, s'était déclaré à l'unanimité en faveur du maintien du " Paris-Saint-Germain " dans son stade, dans notre stade. C'était aussi le souhait le plus cher de la majorité des Parisiens, des joueurs, mais surtout des supporters qui ont manifesté depuis des mois leur attachement au Parc-des-Princes, stade où s'est écrite l'histoire du " Paris-Saint-Germain ", qui a bénéficié, dès l'origine, du soutien décisif de la Mairie de Paris.
Cette histoire, nous l'avons tous vécue. Chacun de nous garde en mémoire les succès remportés par le " Paris-Saint-Germain " ces dernières années, la victoire en finale de la Coupe d'Europe des vainqueurs de Coupe en 1996 et puis, samedi dernier, après un match magnifique, cette deuxième victoire en Coupe de la Ligue.
Cette décision qui s'inscrit sur une longue durée, et j'y tiens particulièrement, permet à l'équipe parisienne de préparer l'avenir et ses prochaines échéances sportives en toute sérénité. C'est également pour moi une satisfaction personnelle car j'avais annoncé clairement et publiquement ma volonté de tout mettre en oeuvre pour maintenir notre équipe dans la Capitale.
Le Parc-des-Princes, comme je l'ai souhaité, va continuer à vivre et à vibrer.
Comme nous l'avions décidé, la Ville de Paris vient de réaliser un programme de travaux nécessaires et indispensables pour l'organisation de la Coupe du Monde de football. Nous souhaitons tous que le Parc joue pleinement son rôle pendant cette grande fête du football.
Mais maintenant, il faut penser à l'avenir et à la nouvelle collaboration qui est engagée avec les dirigeants du " Paris-Saint-Germain " pour réfléchir très vite puis réaliser l'ensemble des aménagements permettant de rendre encore plus accueillant et plus convivial notre stade.
C'est ce à quoi nous allons très rapidement nous employer pour évaluer les priorités et prévoir un phasage des travaux.
Il est trop tôt pour en évaluer précisément le montant. Les discussions que nous conduirons se feront bien sûr dans l'esprit ouvert qui m'anime, mais aussi avec le souci, vous le sentez bien, d'une saine et bonne gestion de nos finances.
Dans ces conditions, je pense pouvoir prochainement soumettre à notre Assemblée les décisions qui s'imposeront, je consulterai bien entendu, au préalable, les présidents de tous les groupes de notre Assemblée, dans le souci d'obtenir leur union totale.
Je tiens ici et à nouveau à remercier tous ceux qui m'ont soutenu, au-delà des clivages politiques, comme cela est normal quand on a l'esprit sportif, pour défendre l'intérêt de Paris et lui garder son statut de grande capitale du football.
(Applaudissements sur les bancs des groupes " Rassemblement pour Paris " et " Paris-Libertés ").
Monsieur BRAVO, vous avez la parole.
M. Jacques BRAVO. - Monsieur le Maire, mes chers collègues, le " Paris-Saint-Germain " reste donc au Parc-des-Princes. Pour de nombreux Parisiens c'est une excellente nouvelle, et pas seulement pour les amateurs de football. Au-delà de l'aspect purement sportif en effet, le " P.S.G. " aussi est un pôle identitaire fort dans la Capitale. L'histoire commune, les émotions partagées, l'identification de notre Ville à ce club sur la scène européenne plaidaient logiquement en faveur d'une telle issue.
C'est pourquoi, dès l'origine, par la voix de Bertrand DELANOË, le groupe socialiste et apparentés a défendu une position constante visant un objectif clair. A travers nos prises de position, nous voulons soutenir Paris, les Parisiens, leur club et eux seuls, et non quelque autre déclaration plus ou moins fluctuante.
Les contribuables ont énormément investi, depuis plusieurs années, aussi bien dans le " P.S.G. " que dans les infrastructures du Parc-des-Princes, et il aurait donc été totalement irrationnel de balayer en quelque sorte tous ces investissements initiaux.
La remarque est d'autant plus pertinente qu'aucun projet alternatif crédible ne pouvait se concevoir sans de nouveaux investissements massifs. C'est pourquoi nous soutenons le principe d'un nouveau partenariat sur les bases financières définies en décembre dernier.
Par ailleurs, et Bertrand DELANOË l'a clairement souligné en tant que membre du Conseil d'administration du club, le but est bien de créer les conditions d'un engagement mutuel durable. Ce point est essentiel à nos yeux. La convention qui sera signée prochainement devra impérativement l'être sur une base de 10 ans au moins. Dans une interview récente, vous sembliez envisager la possibilité d'une première étape, d'un premier temps si j'ose dire, se traduisant par un renouvellement d'un an. Nous sommes en désaccord sur un tel scénario.
Au nom du groupe socialiste et apparentés, je voudrais également saluer l'attitude impartiale et dynamique de Mme Marie-Georges BUFFET. Mme la Ministre a géré ce dossier avec pragmatisme et sérénité, héritant pourtant d'un imbroglio invraisemblable dans lequel est engagée la responsabilité de membres éminents de la majorité municipale. Je rappelle en fait la convention signée avec le Consortium par un précédent Gouvernement, faisant suite à la cession du terrain du Stade de France pour un franc symbolique par la Ville de Paris.
A ce stade et sans jeu de mots, comment en dire plus ? Il ne faudrait pas que ce débat, quelque peu improvisé, ne prive notre Assemblée d'une réflexion plus vaste, plus approfondie, sur chacun des aspects du dossier. Je ne peux ici que me référer aux engagements que vous avez pris en décembre dernier de faire vivre la concertation et d'initier les débats nécessaires au Conseil de Paris, comme vous venez de le rappeler, Monsieur le Maire.
C'est pourquoi nous ne comprendrions pas que le sujet ne soit pas inscrit en priorité à l'ordre du jour des prochaines séances. Car le maintien du " P.S.G. " au Parc-des-Princes ne lève pas, à lui tout seul, les interrogations qui demeurent et j'en citerai deux :
- que proposez-vous, Monsieur le Maire, et quels garde-fous prévoyez-vous pour assurer l'équilibre de gestion du Parc-des-Princes à l'avenir, sachant que la seule présence du " P.S.G. " en son sein est loin de garantir à coup sûr l'équilibre ?
Il ne faudrait pas que des dérapages de gestion viennent peser sur les finances de notre collectivité. On peut légitimement craindre en effet que la facture annoncée sera dépassée.
En outre, la question des investissements sportifs de la Ville est posée. Nous sommes favorables, et nous l'avons prouvé, au soutien du sport de haut niveau, mais nous dénonçons, par ailleurs, le désengagement de la Ville en matière d'aide aux clubs sportifs de proximité, pourtant essentiels à la vie des quartiers.
Là aussi, la recherche d'un point d'équilibre est au coeur du projet. Vous ne pouvez l'ignorer. Dans cette perspective je crois également utile de souligner que la nouvelle convention entre la Ville et le " P.S.G. " devrait prévoir une intensification du parrainage réel, concret, sur le terrain, des petits clubs de quartiers par le grand club parisien.
Voilà, Monsieur le Maire, quelques remarques, quelques propositions qui visent à créer les conditions d'un partenariat loyal, équilibré, finalement conforme aux intérêts et aux attentes de nos concitoyens. Ces trois derniers mois ont pu laisser craindre une autre issue, et certaines maladresses de la Ville n'y sont pas étrangères.
La décision étant aujourd'hui adoptée officiellement, l'essentiel est de repartir sur des bases réellement stimulantes pour l'avenir.
C'est sans aucun doute le souhait profond des Parisiens, pensant autant aux contribuables qu'aux supporters, prêts à vibrer aux exploits d'un club de dimension internationale et tout autant désireux, puisque ce n'est pas incompatible, de vivre les émotions fortes que procure la pratique régulière du sport amateur.
Disant cela, je fais référence à la diversité des disciplines sportives et au grand nombre de clubs parisiens. C'est pourquoi, Monsieur le Maire, nous serons vigilants aux charges supportées aujourd'hui, comme demain, par les finances de la Ville, en tenant compte de la complexité des soutiens financiers liés à ce dossier, engageant des partenaires industriels, la Ville, le Département et la Région.
Merci, Monsieur le Maire.
(Applaudissements sur les bancs des groupes socialiste, du Mouvement des citoyens et communiste).
M. LE MAIRE DE PARIS. - Permettez-moi d'ajouter deux mots.
Je pensais avoir été clair. Il va de soi que les décisions ne seront prises, dans ce domaine, qu'après le vote du Conseil, et après concertation avec les présidents de tous les groupes.
Enfin, en ce qui concerne le passé, j'ai toujours réaffirmé clairement et publiquement la position que j'ai rappelée tout à l'heure, qui est sans ambiguïté.
La parole est à M. MALBERG.
M. Henri MALBERG. - Mesdames, Messieurs, Monsieur le Maire, vous venez de le rappeler, le " P.S.G. " restera donc au Parc-des-Princes, pour 10 ans au moins.
Le groupe communiste prend acte de cette décision, je rappelle que nous avions d'une part estimé que le choix de rester au Parc-des-Princes ou d'aller au Stade de France revenait d'abord aux dirigeants sportifs et que, d'autre part, nous avions déclaré notre préférence pour le maintien du " P.S.G. " au Parc compte tenu de l'histoire de ses relations avec la Capitale.
Je veux saluer à cette occasion la façon dont la Ministre de la Jeunesse et des Sports, Mme Marie-Georges BUFFET, a mené la concertation et le dialogue avec les différents partenaires.
Pour autant, nous continuons de penser qu'il serait bénéfique pour tous, le " P.S.G. ", les amateurs de foot, les Parisiens eux-mêmes, que certains matches puissent se jouer au Stade de France, comme je l'ai dit à l'époque, notamment ceux attirant plus de monde que le Parc ne peut en contenir.
En effet, avec le Stade de France, notre Région est dotée d'un équipement de qualité qui au-delà de la Coupe du Monde, doit servir, comme le Parc-des-Princes, au développement du sport, des valeurs de fraternité dont il est porteur.
Je conclus, Monsieur le Maire, en affirmant que nous examinerons avec un esprit critique, toute tentation de faire des investissements démesurés au Parc-des-Princes.
(Applaudissements sur les bancs du groupe communiste).
M. LE MAIRE DE PARIS. - La parole est à M. SARRE.
M. Georges SARRE, président du groupe du Mouvement des citoyens, maire du 11e arrondissement. - Monsieur le Maire, vos propos ne nous étonnent pas. Nous nous trouvons donc aujourd'hui avec une situation clarifiée. Toutefois, le dossier reste lourd puisque nous avons deux stades et une équipe.
Le Mouvement des citoyens va engager une série de consultations avec les sportifs, avec diverses personnalités retenues pour leurs compétences. A l'issue de cette réflexion, dans le cadre de la concertation que vous allez engager avec les différents groupes, nous vous ferons part de notre réflexion approfondie car il nous semble colossal, absurde pour tout dire, de rester dans la situation actuelle.
Je vous remercie.
(Applaudissements sur les bancs du groupe du Mouvement des citoyens).
M. LE MAIRE DE PARIS. - M. DUMAIT a la parole.
M. Alain DUMAIT. - Monsieur le Maire, mes chers collègues, déjà à l'occasion du débat budgétaire le lundi 23 mars, j'ai eu l'occasion, au nom du groupe des Indépendants, d'indiquer que nous étions partisans d'un net recentrage de la Municipalité sur ses responsabilités naturelles, essentielles, et d'avis d'être beaucoup plus économes des deniers des contribuables, en particulier quand il s'agit de distribuer des subventions.
Nous vous avons proposé, Monsieur le Maire, des choix en appliquant des principes éthiques ; parmi ces principes de simple bon sens, l'un voudrait, selon nous, que la Ville s'abstienne de subventionner des activités à caractère commercial, d'ordre privé et lucratif.
Or c'est exactement la situation du " P.S.G. " qui est un club professionnel et commercial, qui gagne de l'argent, apparemment à hauteur de 30 millions de francs par an, qui pourrait être même demain côté en Bourse. C'est une filiale de " Canal Plus ", société qui gagne plus d'un milliard de francs par an, elle-même filiale contrôlée par le groupe " Générale des Eaux ", devenue " Vivendi " vendredi dernier.
En subventionnant une entreprise privée appartenant à un groupe prospère, la Ville se conduit de manière insolente à l'égard des contribuables Parisiens. Les temps ont changé, les clubs professionnels de football sont des entreprises de spectacle qui ont vocation à vivre de façon autonome ; l'argent public n'a plus rien à y faire, ni pour contribuer au financement de leurs dépenses de fonctionnement auxquelles la collectivité parisienne va encore contribuer cette année pour plus de 30 millions de francs, ni pour contribuer à leurs dépenses d'investissement.
Quelques-uns des plus grands clubs mondiaux de football sont propriétaires de leurs installations, c'est une bonne chose.
La Ville ferait mieux de s'orienter vers une privatisation du Parc-des-Princes plutôt que de financer sur 10 ans des investissements coûteux, quitte à subventionner des activités multisportives qui trouveraient à s'exercer là plutôt qu'ailleurs.
Nous sommes à quelques semaines de la Coupe du Monde de football ; cette fête populaire va mobiliser l'attention de millions de passionnés de football, Parisiens, Français, Européens ou étrangers. La moindre chaîne de télévision va y consacrer des dizaines de millions de francs ; c'est la démonstration du caractère commercial de cette manifestation.
La collectivité, en englobant le territoire de la ville de Saint-Denis, doit être fière d'être puissance invitante et va tout faire pour assurer le succès de cette longue manifestation. Mais, même dans ce contexte passionnel, les élus que nous sommes doivent savoir raison garder et continuer à avoir le souci de la bonne gestion des finances publiques.
Coupe du Monde ou pas, la Ville doit faire des choix ; et ce n'est pas quand il faut mieux contrôler l'aide aux plus pauvres de nos concitoyens qu'il convient d'aider financièrement les entreprises privées lucratives.
Les élus Indépendants sont partisans de laisser faire les entrepreneurs privés, en matière de spectacles sportifs comme dans d'autres. Nous avons dit qu'il fallait contenir la dérive des aides publiques aux plus défavorisés car l'assistance n'était pas la meilleure solution aux problèmes de la nouvelle pauvreté. Notre discours serait incohérent si, aujourd'hui, nous approuvions le subventionnement par la Vile d'activités commerciales profitables et concurrentielles.
Le " P.S.G. " doit certainement vivre, mais la Ville n'a plus à s'en mêler et les contribuables non plus !
(Applaudissements sur les bancs du groupe des Indépendants).
M. LE MAIRE DE PARIS. - M. BORDET a la parole.
M. Xavier-Marie BORDET. - Monsieur le Maire, mes chers collègues, quelques mots pour dire que samedi, le " Paris-Saint-Germain " a montré l'exemple d'une équipe unie, dynamique, volontaire et qui a gagné, avec un public large derrière elle.
Aujourd'hui, le Conseil de Paris dans son ensemble se félicite des solutions que vous avez dégagées et qui permettent à cette équipe phare de la Capitale de continuer son ascension dynamique, unie et qui promet bien pour l'avenir de Paris.
(Applaudissements sur les bancs des groupes " Rassemblement pour Paris " et " Paris-Libertés ").
M. LE MAIRE DE PARIS. - Merci, Monsieur BORDET.
La parole est à M. GALLAND.
M. Yves GALLAND, adjoint. - Monsieur le Maire, le " Paris-Saint-Germain " est incontestablement un très grand club, et les fluctuations dont parle M. BRAVO sont, comme pour tout grand club, des fluctuations essentiellement sportives.
Après un début de saison brillantissime, le Club a connu une période de 3 ou 4 mois qui ont été mauvais et que nous avons tous déplorés, pour finir la saison d'une façon extraordinaire, comme en témoigne la finale de la Coupe de la Ligue qui s'est déroulée samedi et dont nous avons tous à nous féliciter.
Cela nous amène à dire à M. DUMAIT que, lorsqu'il dit qu'il faut s'abstenir de subventionner une activité à caractère commercial, il a, sur le principe, raison ; encore faut-il s'interroger sur les retombées pour la Ville d'un club comme " Paris-Saint-Germain ".
Nous aurions pu suivre la position de M. DUMAIT, et alors le " Paris-Saint-Germain " n'existerait pas. Il pourrait alors s'appeler Saint-Denis Ile-de-France, il irait jouer au Stade de France ; la Ville de Paris serait déconnectée chaque fois qu'il y aurait une grande aventure sportive.
C'est pourquoi, je ne pense pas qu'on puisse avoir un raisonnement en valeur absolue comme celui de M DUMAIT.
De même que privatiser le Parc aurait signifié faire des activités commerciales rentables, classiques, une démultiplication de concerts et d'opérations parasportives, nuisibles pour les riverains.
Le maintien du " P.S.G. " au Parc-des-Princes que nous avons soutenu est d'ordre sportif. Cela n'avait rien à voir avec un problème fondamentalement financier. S'agissant du dossier financier du Stade de France, son amélioration à la suite d'un abattement de 70 millions de francs effectué en 48 heures, laisse rêveur quant à la capacité de gestion des responsables du Stade de France et de l'Etat. Rester au Parc-des-Princes, c'était le désir des joueurs clairement exprimé mais aussi celui de la quasi-totalité du Conseil d'administration. Tous, pour des raisons strictement sportives, pensaient que le " Paris-Saint-Germain " avait son âme et son coeur au Parc-des-Princes.
Quant au groupe " Paris-Libertés ", il ne souhaite en la matière aucune dérive budgétaire. Je l'ai rappelé très clairement au Conseil d'administration. Il n'y aura pas, de la part de la Mairie de Paris, de sa majorité, de l'ensemble du Conseil, je ne sais quelle fuite en avant financière pour maintenir le " P.S.G. " au Parc-des-Princes. Et quand M. BRAVO parle de la négociation de décembre, oui, Monsieur BRAVO, nous sommes tous d'accord sur le fait que c'est sur la négociation de décembre, nous l'avons dit au Conseil d'administration, que ceci doit se faire. C'est simple, il s'agit de poursuivre un partenariat financier avec le Club comme les années précédentes, évolutif puisque la loi nous l'impose. Moderniser le Parc, c'est une obligation ; ne pas le moderniser serait d'ailleurs faire preuve sur le plan patrimonial d'une conception irresponsable de la propriété. Il faut aussi faciliter, sans coût additionnel pour la Ville, l'équilibre pour le concessionnaire, en particulier sur la restauration et sur la régie publicitaire.
Voilà, Monsieur le Maire, pourquoi nous continuerons à soutenir avec enthousiasme cette grande équipe de Paris, dans son stade fétiche, dans le Stade de Paris, qui est le Parc-des-Princes.
(Applaudissements sur les bancs des groupes " Paris-Libertés " et " Rassemblement pour Paris ").
M. LE MAIRE DE PARIS. - Merci.
M. Jacques DOMINATI, premier adjoint. - Sur ce sujet, je n'ai qu'un mot à dire : tout simplement, Monsieur le Maire, il faut vous féliciter parce que si le " Paris-Saint-Germain " était parti, j'imagine déjà quel sujet polémique nous aurions ce matin !
Je voudrais ensuite faire observer que notre règlement ne prévoit pas qu'après une communication du Maire, il y ait un débat sans que celui-ci ait été inscrit à l'ordre du jour.
Je demanderai donc une réunion de la Commission du Règlement pour qu'à l'avenir, on envisage l'inscription de ce genre de débat que je ne souhaite pas voir improvisé.
M. LE MAIRE DE PARIS. - Je vous remercie.