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Avril 1998
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52- QOC 98-133 Question de MM. Jean-Pierre LECOQ et François LEBEL à M. le Préfet de police au sujet des autorisations de stationnement accordées aux sociétés productrices de films lors des tournages dans la Capitale.

Débat/ Conseil municipal/ Avril 1998



Libellé de la question :
" MM. Jean-Pierre LECOQ et François LEBEL attirent l'attention de M. le Préfet de police sur les autorisations de stationnement dont bénéficient les sociétés productrices de films lors des nombreux tournages réalisés dans la Capitale.
Il apparaît qu'en définitive, c'est le Cabinet de M. le Préfet de police qui délivre les autorisations de stationnement, dont bénéficient les sociétés productrices.
Cependant, le nombre et l'importance des autorisations de stationner demandés par les équipes de tournage génèrent de plus en plus de critiques de la part des habitants des arrondissements concernés par ces tournages.
Aussi, MM Jean-Pierre LECOQ et François LEBEL demande à M. le Préfet de police de bien vouloir réexaminer la procédure d'autorisation actuellement en vigueur, de tenir davantage compte des avis des Maires d'arrondissement et, enfin de demander aux sociétés qui réalisent ces tournages d'alléger leur dispositif, ce qui aurait comme conséquence de limiter le nombre de places demandées pour chaque tournage. "
Réponse (M. LE PRÉFET DE POLICE) :
" De nombreuses sociétés productrices sollicitent l'autorisation de tournage de films sur la voie publique, à Paris.
1.023 autorisations ont ainsi été délivrées en 1997.
La délivrance de ces autorisations relève de la double compétence du Maire de Paris, propriétaire du domaine public, et du Préfet de police, au titre de la circulation et de l'ordre public. Aucune autorisation n'est d'ailleurs délivrée par mes services sans l'accord du Maire de Paris.
La réalisation de ces tournages entraîne nécessairement des neutralisations de places de stationnement dans les trois situations suivantes :
- les plans nécessaires aux films historiques ;
- la sécurité des cascades ;
- le stationnement des véhicules techniques.
Afin de concilier les impératifs de l'ordre et de la tranquillité publics avec la réalisation des projets de tournage souhaités, mes services veillent à limiter rigoureusement le nombre de véhicules autorisés à stationner sur les sites retenus. Très souvent, il est inférieur à celui qui figure sur la demande de la société de production.
En outre, le stationnement sur les axes rouges, dans les couloirs de bus et sur les emplacements réservés aux autocars, est systématiquement refusé.
En règle générale, les réservations de stationnement sont effectuées à la suite d'une autorisation accordée à la société de production d'installer ses équipements et véhicules 48 heures avant le tournage. Ces sociétés sont toujours invitées à faire une large information auprès de riverains. Aucun pouvoir de police n'est cependant délégué aux préposés des sociétés de production pour interdire le stationnement d'un véhicule.
J'ajoute que pour réduire autant que possible les inconvénients de ces prises de vues sur la voie publique, leur durée est limitée au strict minimum. Il en est de même en matière d'interdictions de circulation qui ne sont autorisées que lorsqu'elles se révèlent indispensables pour les scènes à tourner. Seules les coupures de circulation, de deux ou trois minutes, sont le plus souvent admises.
Dans tous les cas, mes services s'attachent à minimiser la gêne susceptible d'en découler pour les riverains et les usagers de la voie publique.
La situation actuelle, basée sur une coopération très étroite entre les services de la Mairie de Paris et ceux de la Préfecture de police, me paraît être le meilleur compromis entre la valorisation de l'image de la Capitale par l'industrie cinématographique et les inconvénients qui en résultent pour les Parisiens. "