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Avril 1998
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Conseil Municipal
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58- QOC 98-110 Question de M. Georges SARRE et des membres du groupe du Mouvement des citoyens à M. le Maire de Paris concernant l'expérience-pilote de collecte des déchets ménagers dans le 13e arrondissement.

Débat/ Conseil municipal/ Avril 1998



Libellé de la question :
" M. Georges SARRE et les élus du groupe du Mouvement des citoyens souhaitent être informés des résultats de l'expérience pilote de collecte de déchets ménagers mise en ?uvre depuis le 17 novembre 1997, dans trois secteurs du 13e arrondissement de Paris.
Ce dispositif étant destiné a être entendu à l'ensemble de la Capitale si l'expérience s'avérait concluante, ils demandent si le Maire de Paris dispose d'ores et déjà d'éléments lui permettant de faire part au Conseil municipal d'un projet, comprenant un calendrier précis, et si ladite opération sera accompagnée d'une campagne de sensibilisation des Parisiens aux comportements à adopter en matière de collecte d'ordures ménagères. "
Réponse (M. Patrick TRÉMÈGE, adjoint) :
" Chaque année, 1.200.000 tonnes d'ordures ménagères sont collectées à Paris. La Ville mène depuis longtemps une politique de recyclage des déchets puisque seuls 10% d'entre eux vont en décharge. Le reste est valorisé pour plus de 80% par le biais de l'incinération, productrice d'énergie et recyclé au travers des collectes séparatives, verre et papier en particulier.
L'objectif de la municipalité est, avec l'aide du SYCTOM, de recycler ces 10% de déchets restant afin de supprimer la mise en décharge à l'horizon 2002 et affirmer ainsi sa volonté de participer activement à la protection de l'environnement.
C'est dans ce cadre qu'est menée une expérience visant au renforcement des collectes sélectives depuis novembre 1997 dans le 13e arrondissement. Le nouveau système de collecte concerne un secteur composé de 3 îlots d'habitats différents représentatifs de la population parisienne et de plus de 35.000 habitants soit l'effectif d'une ville moyenne, ce qui constitue un exceptionnel échantillon de départ. 50% des immeubles concernés du secteur choisi ont la capacité matérielle d'accueillir chacun des 3 types de bacs supplémentaires. Pour les autres, une solution a été étudiée au cas par cas.
Les immeubles ayant suffisamment de place disponible disposent donc maintenant de 4 bacs de couleurs différentes permettant le tri entre le verre (couvercle blanc), les autres emballages ménagers (couvercle jaune), les journaux-magazines (couvercle bleu) et le reste des ordures ménagères (bac traditionnel).
Afin de motiver et de sensibiliser les habitants, dont la participation est indispensable au succès de l'expérience, une campagne d'affichage a été mise en place et un journal du tri a été distribué dans les boites aux lettres. Par ailleurs, un " guide du tri " a été remis aux riverains par des agents chargés d'apporter un complément d'information.
Des réunions avec les gestionnaires d'immeubles, les gardiens et les représentants d'association ont eu lieu. Les résultats obtenus sont satisfaisants. Les 2/3 des immeubles sont dotés en bacs pour emballages ménagers et verre et 80% en bacs pour journaux-magazines. De la sorte la moitié des immeubles et donc des habitants sont dotés des 3 conteneurs sélectifs.
Pour l'instant le bilan est satisfaisant dans le domaine du verre et des journaux-magazines. S'agissant des emballages, qui supposent un véritable changement de comportement, les résultats s'améliorent progressivement. Des progrès restent à faire pour ce qui concerne la dotation en conteneurs et pour tout ce qui concerne les volumes triés. Par contre la qualité du tri est, comme pour toutes les autres collectes sélectives à Paris, tout à fait satisfaisante.
Il importe donc d'ici la fin de 1998, date prévue pour le premier bilan global de cette expérience, d'accentuer la communication, d'améliorer la dotation des immeubles et de convaincre encore mieux les parisiens de l'intérêt de la collecte des emballages ménagers.
Cette expérience qui doit se poursuivre au minimum sur toute l'année 1998, permettra de déterminer les conditions optimales d'une collecte sélective, le degré d'implication des parisiens et conditionnera son extension éventuelle à d'autres arrondissements.
Les conditions économiques de reprise des matériaux triés et, notamment, l'importance du soutien apporté par les professions de l'emballage aux collectes sélectives, en application du décret " LALONDE " du 1er avril 1992, seront un élément décisif dans l'extension éventuelle de cette collecte. "