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Septembre 2000
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103 - QOC 2000-484 Question de M. Jean-Pierre BURRIEZ et des membres du groupe "Paris-Libertés" à M. le Préfet de police relative au bilan de la délinquance à Paris pour les 8 premiers mois 2000 par arrondissement et à l'état comparatif par rapport à 1999

Débat/ Conseil municipal/ Septembre 2000


Libellé de la question :
"M. Jean-Pierre BURRIEZ et les membres du groupe "Paris-Libertés" demandent à M. le Préfet de police de bien vouloir leur communiquer le bilan des chiffres détaillés de la délinquance à Paris, au titre des 8 premiers mois de l'an 2000, globalement et par arrondissement, ainsi qu'un état comparatif par rapport à la même période de l'année 1999."
Réponse (M. LE PRÉFET DE POLICE) :
"Le nombre de crimes et délits constatés à Paris par l'ensemble des services de la Préfecture de police, au cours des 8 premiers mois de l'année 2000, s'élève à 197.067 contre 194.199 pour la même période de 1999, soit une différence d'environ 2.900 faits en plus, représentant une très légère hausse de 1,48 %.
Ce nombre d'infractions se situe dans la moyenne des résultats relevés durant le cumul des 8 premiers mois de ces 10 dernières années (196.276 faits constatés).
J'ajoute que la délinquance cumulée pour les 8 premiers mois de l'année 2000 est stable pour la moitié des arrondissements parisiens (10), et en hausse modérée pour les autres.
Bien qu'il soit prématuré, à l'issue de ces 8 premiers mois, d'annoncer une tendance dans l'évolution de la délinquance, certains de ses aspects méritent d'être soulignés.
D'une part, pour cette même période, le nombre de délits de voie publique a très nettement diminué, avec un taux global de - 8,50 % :
- les cambriolages sont en diminution, avec une moyenne d'ensemble de - 21 %, dans 18 arrondissements, notamment dans les 11e, 12e, 15e, 17e et 20e ;
- les vols à la roulotte baissent dans 18 arrondissements (- 15,5 % sur l'ensemble de la Capitale), plus particulièrement dans les 15e, 17e, 19e et 20e ;
- les vols d'automobiles baissent dans 16 arrondissements, en particulier, dans le 16e ;
- les vols à la tire diminuent dans 14 arrondissements ;
- les destructions et dégradations sont globalement stables sur l'ensemble des arrondissements avec un important recul sur le 18e, tout comme les vols avec violences pour cet arrondissement, ce qui n'est pas le cas, en général pour ce dernier type d'infractions, puisqu'il augmente dans 15 arrondissements.
Il s'agit de résultats très encourageants pour la police de proximité, d'autant que, traditionnellement, la période estivale était marquée par une augmentation de certains de ces délits, notamment les cambriolages.
D'autre part, la progression des délits économiques et financiers obère toujours la lisibilité des bons résultats obtenus sur la voie publique.
La hausse supérieure à 30 % de ces délits est liée à la forte augmentation des escroqueries commises à l'aide de cartes bancaires volées ou falsifiées, utilisées auprès des opérateurs de la téléphonie mobile et du commerce électronique.
Elle retient l'attention à un double titre :
- parce qu'avec un total de 5.355 infractions supplémentaires au cours des 8 premiers mois de l'année par rapport à 1999, la hausse des délits économiques et financiers est près de deux fois supérieure à la hausse globale de la délinquance (2.868 faits constatés en plus pour la même période) et qu'elle obère totalement la lisibilité des bons résultats obtenus sur la voie publique par les services de police ;
- ensuite, parce qu'il est à noter que cette forme nouvelle de délinquance, dépourvue de manifestations extérieures et d'éléments constitutifs visibles, ne donne pas prise aux mesures habituelles de dissuasion et de répression engagées par les services de police.
J'ajouterai, enfin, que les indicateurs d'activité des services de police continuent d'évoluer favorablement :
- le nombre de faits élucidés augmente de + 18,05 %, au cours des 8 premiers mois 2000, par rapport à 1999 (33.186 faits élucidés cette année, contre 28.112 en 1999). Rapporté au nombre d'infractions constatées, ce total établit un taux d'élucidation de 17 %, chiffre supérieur à celui enregistré pour la même période l'an dernier (14,60 %) ;
- le nombre de personnes mises en cause, en passant de 29.004 en 1999, à 34.718 au cours des 8 premiers mois 2000, progresse de + 19,70 % ;
- le nombre de personnes gardées à vue connaît également une évolution significative de + 16 % (20.640 en 1999, 23.936 en 2000) ;
- enfin, les délits révélés par l'activité des services, c'est-à-dire l'ensemble des infractions qui ne donnent pas lieu à dépôts de plaintes, mais qui sont mises en évidence par le travail d'initiative de la police (trafic de stupéfiants, recels, entre autres) évoluent très favorablement, dans une proportion de + 14,88 % (11.026 faits rapportés cette année, contre 9.598 en 1999).
A titre d'illustration, 2.686 infractions liées aux stupéfiants ont été révélées au cours des 8 premiers mois 2000, contre 2.275, pour la même période, l'an dernier (+ 18%).
L'ensemble de ces éléments est donc globalement satisfaisant et la Préfecture de police poursuivra, avec la même détermination et la même énergie, la lutte contre la délinquance."